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La STO entérine l'entente avec ses chauffeurs et ses mécaniciens

À deux jours du scrutin municipal, la Société de transport de l'Outaouais (STO) a entériné une entente sur le renouvellement de la convention collective lors d'une assemblée extraordinaire du conseil d'administration, vendredi.

L'entente avec les chauffeurs et les employés du service de l'entretien sur le renouvellement de la convention collective a été adoptée à l'unanimité, vendredi vers 9 h 15.

« On est heureux aujourd'hui de pouvoir annoncer la signature de la convention collective. C'est une étape importante et on peut maintenant regarder de l'avant et continuer notre cheminement », a commenté le président de la STO, Gilles Carpentier à l'issue de la rencontre.

« Pour la mise en application de la convention collective, les deux parties se sont donné une quinzaine de jours pour s'entendre sur la façon de mettre cette convention en application », a-t-il poursuivi.

Trois années de conflit

Cette entente met fin à trois ans de conflit entre le Syndicat uni du transport (SUT) et l'entreprise. Les primes, l'augmentation des salaires et les vacances faisaient partie des pierres d'achoppement. Pour en arriver à cette entente, un arbitre et un médiateur ont dû intervenir.

Une grève tournante de trois jours avait paralysé le réseau de transports en commun.

Les chauffeurs et les employés d'entretien de la STO s'étaient prononcés à 67,7 % en septembre dernier, en faveur de l'offre de convention collective. Cette dernière règle la majorité des griefs (au moins 1400) et des plaintes déposées par le syndicat et l'employeur.

La STO a admis que des liens entre le syndicat et l'entreprise devaient être retissés.

« Il y a des blessures qui vont prendre du temps à guérir et c'est normal, après un conflit, on se relève les manches », reconnu le directeur adjoint du transporteur, Jean Brunet.

Pour le président de la section locale du SUT, Félix Gendron, la victoire a un goût amer.

« Oui, c'est une bonne convention collective, mais côté relations de travail, on peut passer et on regardera l'avenir, mais je ne peux pas vous dire que ce n'est pas facile », a commenté M. Gendron.

M. Gendron a toutefois reconnu que chauffeurs et mécaniciens ont tout de même gardé leurs acquis.

« On a eu des gains qui sont favorables par rapport à nos membres », a précisé le président du syndicat.

Avec cette nouvelle convention, les chauffeurs et les mécaniciens obtiennent une hausse forfaitaire de salaire de 2 % pour 2015, 2017, et de 2,8 % pour 2018 et 2019, 2 % avec 1 % mis dans le régime de retraite.

L'entente est d'une durée de quatre ans. Elle sera rétroactive à 2015 et valide jusqu'en 2019.

Avec les informations de Laurie Trudel

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