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La STO : un service essentiel? La réponse vendredi!

Les usagers de la Société de transport de l'Outaouais (STO) sauront vendredi si le service offert par le transporteur public est considéré comme un service essentiel par le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI).

Le tribunal administratif a terminé, lundi, d'écouter les plaidoiries de la STO et du Syndicat uni du transport en Outaouais, qui représente les chauffeurs, mécaniciens et employés de soutien.

C'est la STO qui a demandé au CCRI de lui accorder le statut de service essentiel. Cela forcerait ses chauffeurs à travailler advenant une grève générale illimitée à la STO.

Pendant les audiences, la STO a fait valoir qu'une grève risquerait « d'occasionner de façon immédiate et grave une atteinte à la santé et à la sécurité du public ». La circulation accrue pourrait notamment rallonger les délais l'intervention des services d'urgence, selon le transporteur public.

Les avocats qui représentent la partie syndicale ont pour leur part soutenu la thèse contraire. Ils ont affirmé que, sans les autobus, les ambulances et les camions de pompiers pourraient circuler plus rapidement en empruntant les voies réservées aux véhicules de la STO.

Le Syndicat uni du transport a aussi rappelé que le droit d'association et le droit de grève sont des droits fondamentaux reconnus par la Cour suprême. Il estime donc que forcer des chauffeurs à travailler pendant un débrayage brimerait ces droits.

Une décision très attendue

« Ce sera au tribunal de trancher », affirme le président de la section locale du Syndicat, Félix Gendron. « Je pense que ça devrait être en notre faveur. On va laisser le tribunal décider. »

L'exécutif syndical, qui s'est retiré de la table des négociations vendredi dernier, après que deux de ses membres eurent été suspendus par la STO, va se réunir cette semaine pour décider de la suite des choses.

Les chauffeurs et les employés d'entretien de la STO ont voté à plus de 98 % pour un mandat de grève, le 11 décembre dernier. Le Syndicat uni du transport pourrait déclencher une grève avec un préavis de 72 heures.

Rappelons que les deux parties n'arrivent toujours pas à s'entendre sur le renouvellement de la convention collective, échue depuis décembre 2014.

Avec les informations de la journaliste Nathalie Tremblay

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