Retour

La Sûreté du Québec soutient la police de Gatineau pour lutter contre la criminalité

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a fait appel à la Sûreté du Québec (SQ) pour contrer le crime organisé et le phénomène des gangs de rue sur son territoire. La police espère ainsi éviter que les fusillades à Ottawa surviennent de l'autre côté de la rivière des Outaouais.

À la suite des coups de feu tirés samedi soir en direction du club de danseuses nues Le Pigale à Gatineau, le SPVG a avisé la Sûreté du Québec. Une nouvelle équipe de la SQ travaillera donc main dans la main avec les policiers municipaux.

« Il y a des opérations qui vont être organisées avec cette équipe mobile là dans le but de visiter des bars, faire des contacts avec les propriétaires et faire en sorte que les éléments criminels qui oeuvrent dans les bars soient conscients de notre présence si on veut prévenir la criminalité », a expliqué le directeur du SPVG, Mario Harel.

Toutefois, M. Harel rappelle que le taux de criminalité à Ottawa et à Gatineau n'est pas le même.

« En 2017, on a eu seulement quatre incidents de coups de feu à Gatineau, en 2016, deux événements de coups de feu, donc on n’est pas dans les mêmes eaux », a précisé M. Harel.

Du côté de la capitale nationale, 73 fusillades ont été dénombrées pour l'année 2017 et 11 depuis le début de 2018.

La SQ souhaite ainsi envoyer un message clair au crime organisé.

« Donc ce qu'on souhaite nous c'est vraiment de travailler en amont, être visible et envoyer un message clair au crime organisé à l'effet qu'ils ne sont pas les bienvenus », a indiqué Guy Lapointe, inspecteur à la direction des communications de la SQ.

« Ça fait peur des fusillades comme ça en quantité impressionnante », a commenté pour sa part le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, tout en assurant qu'il y avait « une collaboration de tous les instants [...] parce qu’une des choses que l’on ne veut pas voir, c’est des déplacements d’activités ».

« Nous, on prend tous les moyens à notre disposition pour s’assurer que notre intervention sur le terrain est la plus forte possible », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le ministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique du Québec, Martin Coiteux, de passage en Outaouais, a souligné que cette réorganisation visait « à mettre une pression maximale sur le crime organisé puis sur les nouvelles formes de criminalité ».

Un professeur de criminologie à l'Université d'Ottawa croit toutefois que l'augmentation de la répression policière ne réglera pas le problème.

« S'ils ont de l'argent pour ajouter des policiers [...] j'attends que le ministre de la Sécurité publique, qui croit dans la prévention, investisse le même argent dans une politique sociale ciblée », a avancé le professeur Irvin Waller.

Avec les informations de Nathalie Tremblay et de Laurie Trudel

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards