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La taxe rétroactive sur le bois d'oeuvre exporté vers les États-Unis inquiète en Outaouais

Le maire de Thurso, Benoit Lauzon, s'inquiète de l'imposition d'une taxe rétroactive sur le bois d'oeuvre canadien exporté vers les États-Unis.

Le département américain du Commerce confirmera, mardi, l'imposition de droits compensatoires de 20 % en moyenne sur les exportations canadiennes, marquant ainsi le début d'un nouveau chapitre dans la dispute commerciale entre le Canada et les États-Unis.

« C'est une décision de la part des Américains qui va avoir un impact énorme sur nos municipalités en région », a affirmé M. Lauzon, joint au téléphone lundi soir. « Il y a beaucoup de municipalités au Québec qui sont monoindustrielles et qui vivent seulement avec l'industrie forestière. »

M. Lauzon, qui est membre du conseil d'administration de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et membre du Comité sur la forêt de l'UMQ, a rappelé que les entreprises forestières de la région ne travaillent pas en vase clos. Les éventuelles conséquences de cette décision sont donc difficiles à mesurer.

« Quand on va en forêt, tous les joueurs il faut qu'ils soient présents, autant les consommateurs de bois dur que les consommateurs de résineux. Quand il commence à manquer des joueurs, le fait d'aller travailler en forêt devient extrêmement difficile pour la récolte du bois, parce que le bois résineux, il faut faire quelque chose avec », a-t-il expliqué.

M. Lauzon a souligné que les membres de l'UMQ, qui doivent se rencontrer à Montréal la semaine prochaine pour leurs assises annuelles, discuteront du dossier du bois d'oeuvre. Il entend aussi organiser une rencontre au début du mois de mai avec la papetière Fortress, Planchers Lauzon, Produits forestiers Résolu et l'entreprise Louisiana-Pacific.

Des conséquences au-delà de l'industrie forestière

Tout comme M. Lauzon, le maire de Maniwaki a rappelé que les différentes entreprises forestières de la région travaillent « main dans la main pour s'assurer que toute la ressource est prise ». Robert Coulombe a expliqué que la forêt mixte fait en sorte que les différents acteurs du milieu collaborent pour se procurer les essences d'arbres dont ils ont respectivement besoin.

Dans une entrevue réalisée en journée lundi, avant l'annonce de la décision du département du Commerce américain, M. Coulombe a souligné que toute contrainte touchant l'industrie du bois d'oeuvre aura des répercussions sur l'ensemble des secteurs économiques de la région.

Tout en reconnaissant que l'économie de sa ville est un peu plus diversifiée que celle d'autres secteurs de l'Outaouais, il a rappelé que l'industrie forestière reste un joueur central.

« On est une ville de services. Bien, les gens demandent de moins en moins de services, parce qu'il y a de moins en moins de gagne-pains. Donc, à ce moment-là, ça devient désastreux. », a-t-il expliqué.

M. Coulombe a ajouté que Maniwaki tente de diversifier davantage son économie, mais qu'elle demeure une municipalité fortement dépendante des ressources naturelles.

Avec les informations de Louis Blouin et Jean-Sébastien Marier

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