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La vérificatrice générale de Gatineau autorisée à réévaluer le mandat de l’ombudsman

Le mandat du bureau de l'ombudsman de la Ville de Gatineau sera revisé par la vérificatrice générale de la Municipalité. C'est ce que le conseil municipal a décidé lors de la dernière assemblée avant la pause estivale, mardi soir.

Onze élus ont voté en faveur d'un examen de conformité des actions du Bureau de l’ombudsman relativement à son rôle, ses responsabilités et son mandat. Sept conseillers s’y sont opposés et un était absent.

Le conseil municipal ne s’entend pas sur le rôle que doit jouer le Bureau de l’ombudsman.

« On a eu de nombreuses discussions et vraiment là, on frappe un mur quant à l’interprétation de leur rôle et surtout le moment où ils arrivent et ce qu’ils font », a déclaré le maire Maxime Pedneaud-Jobin lors d'une réunion publique tenue mardi après-midi.

Après la réunion du conseil en fin de soirée, M. Pedneaud-Jobin a assuré ne pas remettre en question l'ombudsman lui-même.

« Quand on nous dit que l'ombudsman est intervenu et que ça a permis que l'herbe soit coupée, moi, à la limite, ça ne m'intéresse pas. Ce que je veux savoir c'est quels changements on doit faire comme ville pour que le problème ne se reproduise jamais. L'ombudsman n'est pas un élu qui permet d'accélérer un dossier, c'est une institution qui permet d'améliorer la machine. C'est là où il y a un problème », a-t-il dit.

Un rapport contesté

Le Bureau de l’ombudsman a déposé, mardi après-midi, son 10e rapport annuel dans lequel il y a 213 requêtes jugées recevables, principalement en ce qui a trait aux services d'urbanisme. L’organisme dit avoir reçu plus de 2000 demandes, ce qui représente une augmentation de 20 % par rapport à l’an dernier.

Par ailleurs, le conseiller Daniel Champagne a remis en question des pages du rapport qui traitaient d'une tendance à la confrontation et la judiciarisation dans certains dossiers de citoyens. M. Champagne dit que sur 922 requêtes, 12 ont été judiciarisées, ce qui crée une mauvaise perception auprès du public.

L’ombudsman, André Guay, a dû préciser sa pensée relativement a certains passages de son rapport, dont celui où il est écrit que « la Ville de Gatineau privilégie souvent la confrontation et la judiciarisation dans les dossiers de citoyens qui se sentent lésés ».

M. Guay a dit qu’il ne s’agit pas d’une pratique générale, mais plutôt de cas particuliers.

« J’ai toujours dit que c’était dans les cas complexes. Il y avait quand même une certaine tendance. Mais, c’est sûr que quand les cas sont complexes on y répond moins bien, ça s'étire », a-t-il dit.

Il continue en affirmant que lorsque les affaires s’étirent, c’est là que l’information n’est pas donnée adéquatement et « que l’on arrive avec une certaine confrontation ».

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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