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La Ville d’Ottawa envisage de restreindre davantage l'accès au pont Prince de Galles

Il est déjà interdit de circuler sur l'ancien pont ferroviaire Prince de Galles, qui enjambe la rivière des Outaouais. La Ville d'Ottawa voudrait néanmoins en faire plus pour empêcher les cyclistes et les piétons de se rendre sur la structure.

D'un point de vue légal, les personnes qui empruntent le pont se rendent coupables d'une intrusion sur une propriété municipale.

Il n'empêche qu'il est courant de voir des cyclistes contourner la clôture de l'ouvrage plus que centenaire pour traverser et se rendre plus rapidement de l'autre côté de la rivière des Outaouais. Des piétons viennent y pique-niquer et prendre des photos.

Vendredi dernier, le conseiller du quartier Kitchissippi, Jeff Leiper, a fait savoir sur Twitter que la Municipalité avait l'intention d'installer de grandes barrières pour décourager le public à se rendre sur les lieux. Il a aussi clairement indiqué qu'il était opposé à cette idée.

Dans un courriel envoyé à CBC/Radio-Canada, la Ville affirme cependant qu'aucune décision n'a été prise à ce sujet.

« Une barrière a été proposée comme une option pour améliorer la sécurité du site. Sa pertinence et son coût font actuellement l'objet d'un examen », précise John Moser, le directeur général du Service de planification, d'infrastructure et de développement économique de la Ville d'Ottawa.

Il ajoute que l'examen concerne un calendrier éventuel et que rien n'est encore définitif.

Un coût de 300 000 $

Jeff Leiper soutient que cette précision diffère de ce qui lui avait été annoncé initialement.

Il dit qu'il a appris en avril dernier l'existence du projet à la suite de l'envoi à tous les départements municipaux d'une note interne contenant des informations techniques.

Cette dernière faisait mention d'une proposition visant à installer quatre grandes portes aux différents points d'accès du pont, sur la terre ferme et sur l'île Lemieux.

« À ma connaissance, il n'y a pas eu de séries d'incidents sur ce pont et dépenser des centaines de dollars pour le fermer s'apparente à du gaspillage de ressources », est-il persuadé.

Il avance qu'en juin, la Ville a soumis l'idée à ses avocats, qui lui ont donné le feu vert. Cette information a été corroborée selon lui par des ingénieurs municipaux qui lui ont dit que les coûts pourraient avoisiner les 300 000 $.

M. Leiper souligne qu'il a envoyé un courriel en fin de semaine au directeur général de la Ville, Steve Kanellakos, pour lui signifier à nouveau son opposition, mais aussi pour attirer son attention sur les réactions négatives que suscite le projet. Une pétition a d'ailleurs été lancée pour maintenir l'accessibilité du pont au grand public.

D'après un reportage de CBC

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