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La Ville d'Ottawa freine la démolition d'une ancienne résidence de Lester B. Pearson

Le sous-comité du patrimoine bâti de la Ville d'Ottawa s'est prononcé jeudi pour interdire la démolition d'une ancienne résidence du premier ministre Lester B. Pearson située dans le quartier Côte-de-Sable. L'édifice appartient au gouvernement ougandais, qui s'est dit « très déçu » par la décision.

Cette décision survient près d'une semaine après qu'un ingénieur indépendant eût recommandé la démolition de l'édifice du 231, rue Cobourg, en raison des coûts importants associés à sa rénovation.

Les fonctionnaires municipaux chargés d'évaluer le projet étaient auparavant parvenus à la même conclusion, mais les élus ont finalement jugé que la valeur patrimoniale de l'édifice devait primer.

Depuis 1981, l'édifice appartient au Haut-Commissariat de l'Ouganda. Il est cependant vacant depuis 2014, les propriétaires ayant jugé l'édifice dangereux.

« Nous sommes très déçus de la décision du comité. Ça n'améliore pas les relations bilatérales entre l'Ouganda et le Canada », a affirmé la haute-commissaire Joy Acheng à la suite au vote de jeudi.

« Les membres du comité ont été injustes en ne considérant pas le rapport technique », a-t-elle poursuivi. Le Haut-Commissariat espérait être autorisé à démolir l'édifice afin d'y construire une nouvelle structure de trois étages.

Le conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, fait partie des conseillers municipaux qui se sont opposés à la démolition du bâtiment.

« Nous reconnaissons que d'entretenir certaines propriétés, surtout celles qui sont patrimoniales, peut être très couteux », a-t-il admis. « Ce n'est pas une excuse pour les abandonner et ne pas faire les travaux nécessaires. »

Le premier ministre Lester B. Pearson a habité la rue Cobourg en 1957, année où il a reçu le prix Nobel de la paix en tant que ministre des Affaires étrangères.

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