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La Ville d'Ottawa veut freiner les stationnements payants dans les immeubles à logement

La Ville d'Ottawa est déterminée à empêcher les propriétaires d'édifices à logements de faire payer les visiteurs pour des places de stationnement, selon un conseiller municipal.

Le conseiller du quartier Collège d'Ottawa, Rick Chiarelli, a affirmé recevoir bon nombre d'appels chaque semaine de la part de locataires dont les propriétaires n'offrent que des stationnements payants aux visiteurs, une tendance à la hausse.

« Les gens sont très inquiets. Plusieurs d'entre eux ont des personnes aidantes qui ont peur de devoir payer dorénavant », a déploré le conseiller.

Sheherbano Ahmed habite un appartement qui est la propriété du groupe Minto et qui a récemment commencé à demander 1 $ par heure pour le stationnement des visiteurs. Elle a dit que cela a créé un casse-tête pour sa famille.

« Mes parents sont venus passer 15 jours et ils ont dû payer pour toute la durée du séjour », a-t-elle dit.

Lorsque la Ville autorise les plans et devis des nouveaux édifices, les employés évaluent attentivement le nombre d'espaces de stationnements afin de s'assurer qu'il y en a assez pour les locataires et les visiteurs. La Ville ne souhaite pas que les propriétaires en fassent une source de revenus, a dit le conseiller Chiarelli.

La Ville négocie actuellement avec des propriétaires majeurs pour leur demander d'arrêter cette pratique.

Minto défend sa pratique

La raison pour laquelle le groupe Minto a mis cette pratique en oeuvre est pour s'assurer que les espaces de stationnement sont disponibles pour celles et ceux qui en ont besoin, selon George Van Noten, le vice-président des opérations de l'entreprise.

« Afin de gérer la disponibilité et la grande demande, nous avons établi ce système afin que le stationnement soit vraiment disponible pour les visiteurs et pour mieux servir les résidents », a-t-il fait valoir dans une déclaration écrite.

Les personnes aidantes des résidents de l'édifice n'ont pas à payer, et les débarcadères sont disponibles pour les embarquements et les débarquements, a-t-il ajouté.

Or, le conseiller Chiarelli insiste sur le fait que cette pratique doit cesser. Il a fait savoir que le conseil municipal allait rendre la pratique illégale si les propriétaires ne reculaient pas.

Des employés municipaux devraient élaborer sous peu un rapport qui proposera les prochaines étapes. Le conseiller Chiarelli a dit espérer pouvoir mettre une solution en oeuvre d'ici l'élection municipale qui aura lieu à l'automne.

Avec les informations de Laura Osman

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