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La violence post-séparation est « souvent mal comprise » et « mal identifiée »

Un professeur de l'École de service social de l'Université d'Ottawa affirme que la violence post-séparation est « souvent mal comprise, mal identifiée » dans les systèmes de justice, de droit de la famille et de protection de la jeunesse.

En entrevue au Téléjournal Ottawa-Gatineau, Simon Lapierre soutient qu'en raison de ce manque de compréhension, « on se rend compte qu'il y a des femmes pour qui la sécurité, et même la vie, est compromise ». M. Lapierre organise cette semaine un colloque sur la violence conjugale dans un contexte de séparation.

Cet atelier survient au lendemain d'un drame familial à Notre-Dame-du-Laus, dans les Laurentides. Une histoire de séparation pourrait en être à l'origine.

Dans la nuit de dimanche à lundi, David Lepage s'est rendu au poste de la Sûreté du Québec (SQ) à Gatineau pour confesser le meurtre de Priscilla Bond, 33 ans, et de Gabrielle Lepage, 15 ans.

Il a par la suite été formellement accusé du meurtre de ces dernières.

Selon le professeur Lapierre, davantage de ressources dans le système de justice et en éducation protégeraient mieux les femmes et les enfants dans un contexte de séparation.

« Contrairement à ce qu'on laisse parfois entendre, lorsque des femmes et des enfants sont tués dans un contexte de séparation, c'est extrêmement rare que la violence survienne subitement à la suite de la séparation. Quand on regarde l'histoire de ce couple-là, souvent la violence était présente. Il y avait des formes de contrôle et de violence qui étaient présentes avant », soutient M. Lapierre.

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