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Labrosse-Wellington - 5 solutions pour contrer la culture du viol sur les campus (et partout ailleurs)

Après la récente tempête médiatique entourant la violence sexuelle et les débats sur la culture du viol, l'équipe de Labrosse-Wellington a pris du recul pour réfléchir aux solutions.

Un texte de Julien Morissette, pour la série Labrosse-Wellington

Les 12 travaux d'Hercule à l'Université du Québec en Outaouais (UQO), le Tour des vétérans à l'Université d'Ottawa, les agressions sexuelles à l'Université Laval, les allégations d'agression d'Alice Paquet et les propos de Donald Trump à l'égard des femmes... Il n'y a jamais eu un si grand désir, une si grande urgence générale de discuter de la violence sexuelle. 

Pour répondre à notre question citoyenne de la semaine, nous avons parcouru les campus d'Ottawa et de Gatineau, nous sommes allés dans des manifestations et nous avons rencontré des gens touchés par la cause. Voici les pistes de solutions trouvées.

1) Prendre la parole
La militante gatinoise Tanya St-Jean, maintenant établie à Montréal, a fondé la plateforme « Je suis indestructible » en septembre 2013. Elle-même victime d'agression sexuelle, Tanya a voulu créer un lieu pour que les survivantes puissent témoigner. Selon elle, il est nécessaire que ces témoignages de victimes soient entendus.

2) Croire les victimes
En lien avec le point précédent, Tanya St-Jean croit fermement qu'il faut faire preuve d'ouverture, d'empathie et de réceptivité. Les mots-clics #BeenRapedNeverReported et #AgressionNonDénoncée ont certainement permis de développer une conscientisation sociale, qui s'opère dans des publications, des campagnes de sensibilisation et dans les tribunes offertes aux victimes.

3) Prendre la culture du viol au sérieux
David Robichaud, professeur de philosophie à l'Université d'Ottawa, croit fermement que cette sensibilisation devrait entraîner une acceptation du concept même de culture du viol, un terme qui ne fait pas l'unanimité. Il cite l'évolution du discours envers la consommation du tabac pour expliquer que le changement de perception de la culture du viol doit se faire auprès de l'État et des citoyens. « Comme société, on a établi que le tabac n'était pas bon pour la santé et graduellement, les choses ont changé. Une volonté qui venait à la fois de l'État, mais aussi des citoyens », souligne-t-il.

4) Changer la perception que nous avons du consentement
David Robichaud est convaincu que la définition sociale du consentement est biaisée, à l'avantage de la personne la plus entreprenante. Il en a discuté avec Isabelle Corriveau, la citoyenne qui a lancé notre réflexion.

5) Éduquer
Tous les intervenants rencontrés dans le cadre de la baladodiffusion de Labrosse-Wellington se sont entendus sur ce point. Tanya St-Jean prône carrément le retour des cours d'éducation sexuelle dans toutes les écoles du pays. De plus, elle exige que les institutions collégiales et universitaires interagissent dans leurs établissements pour empêcher que les événements à caractère sexuel de la rentrée à l'UQO et à l'Université d'Ottawa se reproduisent.

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