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Le 1er budget du gouvernement Trudeau bien accueilli dans la région de la capitale nationale

Les réactions au premier exercice budgétaire de l'ère Trudeau sont dans l'ensemble très positives à Ottawa et Gatineau. Les investissements promis dans les infrastructures et le transport en commun sont particulièrement appréciés.

Au cours des 10 prochaines années, Ottawa investira plus de 120 milliards dans les infrastructures.

À plus court terme, soit cinq ans, c'est 11,9 milliards de dollars qui seront injectés dans les services de transport en commun, l'approvisionnement en eau et le traitement des eaux usées, notamment.

« Doubler les budgets en infrastructure, c'est ce que le gouvernement avait dit qu'ils feraient et ils le font. C'est une excellente nouvelle pour les Villes », affirme le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Ce dernier estime qu'il est encore trop tôt pour savoir comment Gatineau pourra profiter de cette manne, mais il affirme que les projets ne manquent pas, que ce soit en matière de réfection des routes ou pour les investissements dans les bibliothèques.

La conseillère du district de Bellevue, Sylvie Goneau, qui est aussi la 3e vice-présidente de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), s'est avancée un peu plus en citant le Rapibus.

Le maire d'Ottawa se réjouit quant à lui que le gouvernement envisage de financer à la hauteur de 50 % certains projets à grande échelle, tels que le projet de train léger à Ottawa.

« Si nous voulons que le train léger aille plus loin vers l'est, l'ouest et le sud, cela nous offre la possibilité de libérer 500 millions de dollars. Parce que si le gouvernement finance 50 % des 3 milliards de dollars que coûte le projet, cela laisse 1,5 milliard à trouver. Avec 1 milliard de dollars assumés par la province, il ne nous reste plus que 500 millions de dollars à obtenir », détaille Jim Watson.

Tout savoir sur le budget fédéral

Qui dit infrastructure, dit contrats

Le budget propose d'investir 3,4 milliards de dollars sur cinq ans pour rénover de nombreuses infrastructures fédérales et près d'un tiers de ces dernières sont situées dans la capitale nationale. Cette mesure a d'ailleurs été saluée par l'Association canadienne de la construction (ACC).

Les opportunités d'affaires seront donc plus nombreuses pour le milieu de la construction de la région, d'autant que ces entreprises n'ont pas été épargnées ces derniers mois, indique le président de la Chambre de commerce de Gatineau.

« Plusieurs de nos entrepreneurs en construction à Gatineau avaient de beaux contrats et espèrent obtenir une continuité au niveau de ce qu'ils ont fait dans les années passées parce qu'il y a eu depuis 18 mois un arrêt complet des investissements ou à peu près », rappelle Jean-Claude Des Rosiers.

Reste à savoir si les entreprises gatinoises arriveront à obtenir une portion alléchante de ces contrats face à leurs compétiteurs de l'autre côté de la rivière des Outaouais.

« Je vous concède que c'est plus limité, mais je pense que les entrepreneurs de Gatineau et de la région vont nécessairement être à l'affût des offres qui vont se présenter et des contrats possibles, parce que ça demeure quand même des contrats payants », estime M. Des Rosiers.

Un changement de ton souligné

Le gouvernement Trudeau a réitéré son engagement à négocier de bonne foi avec les syndicats. La présidente de l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP), Emmanuelle Tremblay, dit voir là un changement flagrant d'attitude comparativement aux conservateurs.

« Ils tendent quand même la main au secteur public en général. Ils admettent qu'il y a des réinvestissements à faire dans certains programmes, que la santé et le bien-être des employés sont importants et ils appuient beaucoup sur la mesure des résultats de nos programmes », se réjouit-elle.

Elle applaudit aussi la décision de diminuer le recours aux « services professionnels », une expression utilisée dans le budget pour qualifier les sous-traitants tels que les consultants.

« On a des ressources à l'interne. On n'a pas besoin d'avoir recours au privé pour se faire dire comment orienter et faire nos choses. Et donc c'est un engagement à réduire le recours à la sous-traitance et pour nous, c'est une bonne nouvelle », indique Mme Tremblay.

Logemen'occupe constate aussi un « changement de ton significatif » et salue les investissements en habitation, notamment pour les aînés, mais l'organisme aurait souhaité un engagement encore plus concret du fédéral.

« Le budget ne livre qu'une partie de la marchandise et il ne prévoit que des sommes minimes et temporaires en plus de 30 millions de dollars en deux ans pour le problème le plus urgent : la fin des subventions fédérales toujours versées à 530 000 logements sociaux existants, dont 24 000 pour lesquels elles se termineront dès 2016 », note dans un communiqué le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy.

Ce dernier se dit néanmoins satisfait par les efforts des libéraux en matière de lutte à l'itinérance, d'amélioration des conditions de vie dans les communautés autochtones et de réduction de la pauvreté.

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