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Le Bal de Neige de Gatineau a 40 ans, mais pas plus d'argent

Le Bal de Neige de Gatineau marque un tournant important cette année avec son 40e anniversaire, mais le budget opérationnel d'environ 2,2 millions de dollars n'augmente pas pour autant.

Un texte de Kevin Sweet

« Malheureusement, le budget est similaire à ceux qu’on avait dans le passé. On souhaite toujours avoir plus d’argent pour organiser le festival, mais je te dirais qu’avec la programmation prévue, je pense qu’on a une belle fête d’hiver de prévue », explique Katherine Cyr, porte-parole du ministère du Patrimoine canadien, qui organise cet événement.

Le Bal de Neige aura lieu du 2 au 19 février prochain et se déroulera à trois emplacements différents.

Cette année, le Domaine des flocons a été déménagé à l’extrémité nord du parc Jacques-Cartier à Gatineau pour faciliter l’aménagement des Mosaïvernales, la version hivernale des Mosaïcultures. Il s'agira possiblement de l’événement le plus populaire de tout le Bal, et ce, même s'il n'est pas de la programmation de l'événement. Les visiteurs devront débourser 10 $ pour visiter les Mosaïvernales.

Le Domaine des flocons offrira des glissades, des sculptures de neige, des projections d’art numérique et des spectacles. C’est également là que la famille Glamotte élira domicile.

Le spectacle d'ouverture se tiendra le 2 février au parc de la Confédération et sera animé par l’humoriste et imitateur André-Philippe Gagnon. Les organisateurs l’ont approché plusieurs fois par le passé, mais son horaire ne lui permettait pas de participer à l'événement avant maintenant. Il fera un clin d’oeil au passé du Bal de Neige en imitant les différentes artistes qui y ont présenté des spectacles.

Son tour de chant comportera un défi supplémentaire puisque André-Philippe Gagnon n'a pas l’habitude de se produire à l’extérieur, et encore moins à des températures frôlant les -25 degrés Celsius.

« Je vais expérimenter la chose avant. Il y a des systèmes de chauffage qui sont prévus, mais je pense que mon rythme et le rythme du spectacle vont me réchauffer. Et je pense que l’énergie de la foule me [réchauffera] aussi. La température va monter de quelques degrés ce soir-là », dit-il en riant.

DJ4Korners, le DJ officiel des Raptors de Toronto, sera présent sur scène lors de la soirée d'ouverture. Il y aura aussi un spectacle de lumières. ICI Musique présentera également une soirée de musique animée par Philippe Fehmiu, lors de laquelle on pourra entendre le chanteur Francesco Yates.

Des traditions qui se maintiennent

Le thème de cette 40e édition est « J’aime mon Bal de Neige ».

« C’est une célébration du passé de l’événement, donc nous voulons rappeler de beaux souvenirs aux festivaliers », explique Natalie Huneault, porte-parole du ministère du Patrimoine canadien.

Une course des serveurs et serveuses des différents bars et restaurants de la région aura lieu, ainsi que la 31e compétition de sculpture sur glace et une exposition rétrospective de photographies.

De plus,on pourra voir au parc de la Confédération une sculpture en hommage aux courses de chevaux qui se sont déroulées sur le canal Rideau par le passé.

Et les 40 prochaines années?

Lorsqu’on leur demande comment ils voient l’avenir de l’événement et à quoi pourraient ressembler les 40 prochaines années du Bal de Neige, les organisateurs semblent confiants. Peut-être trop.

« Le Bal de Neige, c’est un incontournable dans la région. Oui, ça fait 40 ans. Mais chaque année, on trouve une façon de faire des choses différentes », soutient Katherine Cyr en citant la deuxième compétition de bateaux-dragons. « C’est ce à quoi on doit s’attendre pour les 40 prochaines années. On va continuer à amener des choses auxquelles les gens ne s’attendent pas. »

Voilà qui est tout dans leur intérêt. L’Igloofest de Montréal gagne en popularité, et le Carnaval de Québec a fait appel à Daniel Gélinas, ancien directeur artistique du Festival d'été de Québec, pour redorer son image. Enfin, du côté de Toronto, de plus en plus d’efforts et d’argent sont investis pour en faire une destination culturelle, même durant l’hiver.

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