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Le Banquet de la francophonie de Prescott et Russell, entre plaisir de se réunir et regard vers l’avenir 

Le 18e Banquet de la Francophonie de Prescott et Russell a rassemblé près de 400 personnes, samedi soir, au Club Powers, à Rockland. En plus d'honorer plusieurs membres de la communauté, c'est aussi l'occasion de faire le point sur la vitalité, les projets et les défis de la francophonie est ontarienne.

Un texte d'André Dalencour

Organisée comme chaque année au printemps par l'Association canadienne-française de l'Ontario de Prescott et Russell (ACFO PR), cette soirée de prestige a mis à l'honneur six personnalités qui ont contribué au rayonnement de la francophonie.

Maurice Godard, Gilles Fournier, Bruno Lecot et Jocelyne Leroux ont été admis à l'Ordre de la Francophonie de Prescott et Russell. Quant à Jean-Sébastien Boye et Julien Lalonde, ils ont reçu le Prix jeunesse Thomas Godfroy.

« La soirée s'est déroulée avec brio. Plusieurs des convives nous ont parlé pour nous dire que c'était le meilleur banquet depuis longue date. On est très satisfait du produit livré », se réjouit la présidente du banquet, Nathalie Ladouceur, qui est aussi la présidente de l'ACFO PR.

Si des événements comme le banquet permettent d'élargir l'espace francophone en invitant des francophiles de la région, c'est aussi un beau prétexte pour les jeunes et les moins jeunes de vivre des moments en français.

D'autant que selon Nathalie Ladouceur, les Franco-ontariens de la région de Prescott et Russel sont en train de pleinement prendre conscience de leur place au sein de la francophonie et du rôle qu'ils peuvent y jouer.

Des projets et des défis

Afin d'entretenir cet élan, l'ACFO PR cherche actuellement à embaucher un directeur général pour l'appuyer dans sa planification stratégique triennale.

L'organisme veut par exemple maintenir son offre dans le domaine culturel, que ce soit le Banquet de la Francophonie ou le Festival de la cabane à sucre, qui bat son plein présentement.

Le volet politique demeure aussi une priorité. La présidente de l'ACFO PR indique que ses collègues et elle continueront à militer pour accroître l'usage du français au quotidien, notamment dans les commerces.

« On s'aperçoit que c'est un défi parfois de se faire servir dans notre première langue. Ce n'est pas parce que la majorité des gens ne peuvent pas s'exprimer dans la langue de Shakespeare, mais ils veulent s'exprimer dans la langue de Molière qui est la leur », rappelle Mme Ladouceur.

Cette « revendication souple » pour reprendre ses mots, consistera en un travail de sensibilisation auprès des entreprises de l'Est ontarien.

Une réflexion sur l'immigration

L'Association canadienne-française de l'Ontario de Prescott et Russell travaille avec différents partenaires, comme le réseau de soutien à l'immigration francophone, afin d'améliorer l'attractivité de l'Est ontarien auprès des nouveaux arrivants.

« C'est un des domaines dans lequel nous allons continuer à explorer davantage, afin de pouvoir être une terre d'accueil dans la région de Prescott-Russell », affirme Nathalie Ladouceur. « Je crois qu'on bénéficie des bienfaits d'une petite communauté entourée de grandes communautés comme Ottawa et évidemment, comme on est un peu collé sur la frontière du Québec. »

La présidente de l'ACFO PR estime que cet aspect gagne à être développé, d'autant qu'il participe à l'enrichissement et à la pérennisation de la communauté.

L'organisme envisage d'ailleurs de monter un sommet de la francophonie sur le thème de l'accueil, à l'automne 2016 ou au printemps 2017.

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