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Le bouton sous toutes ses coutures à la Foire aux boutons d'Ottawa

Qu'ils servent à attacher nos pantalons, à boucler notre chemisier ou tout simplement à enjoliver notre tenue, les boutons sont omniprésents dans nos vies. Pourtant, on leur prête peu ou pas d'attention. Afin de rendre à cet objet vestimentaire ses lettres de noblesse, un groupe de passionnés de la région organise la Foire aux boutons, cette fin de semaine, à Ottawa.

Un texte de Rachel Dugas

Le Ottawa Valley Button Club souhaite attirer 300 personnes à l’événement. « En 2008, on en avait accueilli 250 sans faire de publicité. Cette fois-ci, on a fait plus de promotion auprès du grand public », explique Louise Daigneault, membre du club.

Les collectionneurs, nommés fibulanomistes, participeront à quelques événements privés, mais les expositions, les kiosques et l’encan du samedi soir seront ouverts à tous.

Sortez vos boutons!

Le Ottawa Valley Button Club se lance dans la chasse aux petits trésors qui pourraient se cacher au fond de votre panier de couture. Le regroupement invite le grand public à apporter ses boutons à la foire.

« Il y aura des spécialistes sur place pour les examiner. Ils pourront dire en quoi ils sont faits et quand ils ont été fabriqués », indique Mme Daigneault.

Le regroupement se targue d’avoir déjà découvert des collections étonnantes en lançant un appel à la population. « Mais pas assez! Il faut faire connaître les boutons », lance Louise Daigneault.

Le club, qu’elle a cofondé, compte aujourd'hui 35 passionnés. « Ce ne sont pas tous des collectionneurs. On a aussi des artistes qui font de magnifiques objets avec des boutons, comme des bijoux et des cartes de souhaits. »

Ces artistes seront d’ailleurs présents à la foire pour le bonheur des amateurs d'artisanat.

Chaque bouton a son histoire

Au-delà de sa provenance et de sa fabrication, c’est l’histoire derrière chaque bouton qui intéresse Louise Daigneault. Être fibulanomiste, c’est aussi être historien.

Mme Daigneault, qui chouchoute les boutons depuis les années 1990, a développé un faible pour les boutons d’uniformes. « J’ai une grosse collection de boutons militaires canadiens », explique-t-elle.

Ses nombreuses recherches lui ont permis de faire de belles découvertes. Pendant la Première Guerre mondiale, certains officiers faisaient apposer des boutons gravés du numéro de leur régiment aux uniformes des soldats.

« Selon mes recherches, 64 officiers canadiens l’ont fait. Présentement, j’ai mis la main sur des boutons de 54 régiments. Ils sont très difficiles à trouver », raconte-t-elle.

La chasse aux boutons

Si plusieurs fibulanomistes se tournent vers l’Internet pour garnir leurs collections, Louise Daigneault opte pour les encans, les foires et les antiquaires. « Je me rends une ou deux fois par année aux États-Unis, car au Canada, on en trouve très peu », ajoute-t-elle.

Les boutons anciens ou d’époque valent parfois leur pesant d’or.

Au cours des années, Mme Daigneault a amassé des dizaines de milliers de boutons. « Plus vieux le bouton, le mieux pour moi », insiste celle qui affectionne aussi les boutons du 18e siècle fabriqués en nacre, en ivoire ou en argent.

Elle exposera quelques spécimens de sa collection cette fin de semaine.

Le monde des fibulanomistes ouvre donc ses portes à tous samedi et dimanche, en espérant que vous portiez un regard différent sur ces petits objets ronds et plats qui embellissent votre garde-robe.

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