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Le Bureau de la traduction comparaît devant le Comité des langues officielles

Le Bureau de la traduction a dû s'expliquer devant le Comité permanent des langues officielles lundi en fin de journée. L'organisme fédéral a été convoqué devant le comité à la suite des préoccupations liées à son outil de traduction automatique et à la diminution de ses effectifs.

La présidente-directrice générale du Bureau de la traduction, Donna Achimov, et deux vice-présidents, Adam Gibson et David Schwartz, ont répondu aux nombreuses questions du comité des langues officielles.

Le Comité leur a demandé de s'expliquer notamment sur cet outil de traduction automatique qui sera accessible à tous les fonctionnaires fédéraux d'ici trois semaines.

Parmi les questions posées, est-ce qu'on ne serait pas mieux d'arrêter l'implantation de cet outil et de s'assurer qu'il respecte les langues officielles avant toute chose?

La présidente-directrice générale Donna Achimov affirme qu'on est à l'ère des nouvelles technologies et a rappelé que l'objectif n'est pas de traduire les documents officiels du gouvernement avec cet outil.

Le bureau n'avait pas le choix selon elle d'aller dans cette direction, et que les risques sont bien mesurés.

« On travaille avec le Conseil de recherche du Canada, l'objectif clé c'est d'avoir une qualité de texte qui relève du Gouvernement fédéral », a-t-elle affirmé.

La pdg faisait alors allusion à notre reportage qui dévoilait qu'après avoir été traduit par cet outil, des expressions connues comme « it's raining cats and dogs » deviennent incompréhensibles : « c'est la pluie les chats et les chiens ».

De plus, la PDG du bureau estime qu'il n'était plus devenu aussi efficace qu'il l'était, c'est pour cette raison qu'elle a dû y faire des changements.

« On a regardé aux meilleures pratiques au monde. On a trouvé honnêtement que nos processus étaient un peu anciens, un peu lourds, on a manqué de trouver la façon de traiter les textes rapidement », indique-t-elle.

Elle réitère également qu'aucun poste n'a été supprimé.

« On [n'a jamais coupé] un poste au bureau de la traduction, on a regardé l'attrition [les départs et les retraites] et on a trouvé cette façon de créer un peu de flexibilité. »

Les députés ont demandé aux dirigeants du Bureau de la traduction de s'expliquer sur la taille du bureau qui a diminué de façon importante depuis 2010, de nombreux postes ne sont pas remplacés, le bureau aura bientôt perdu plus du tiers de ses effectifs.

Le bureau soutient également avoir subi une baisse de la demande en ce qui a trait au matériel à traduire.

Leur service coûte plus cher que des traducteurs privés, ils travaillent à réduire leurs coûts.

Cette diminution s'explique aussi par l'arrivée des réseaux sociaux et les compressions budgétaires, selon le vice-président du Bureau,
Adam Gibson

C'était une première étape, au total de trois à cinq séances du Comité permanent sur les langues officielles seront consacrées.

Lors des prochaines rencontres, le Comité devrait entendre des membres du syndicat qui représente, des experts et possiblement des anciens cadres du bureau de la traduction.

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