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Le CALACS francophone d’Ottawa dénonce des actes de violence à caractère sexuel

Le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) francophone d'Ottawa a dénoncé, mercredi, des actes d'intimidation à caractère sexuel perpétrés en marge d'une pièce de théâtre visant justement à sensibiliser les adolescents à ce phénomène.

En sortant cette semaine de la pièce de théâtre Arianejamaisplus.com, qui porte sur les cyberagressions sexuelles, des intervenantes du CALACS ont trouvé des dessins de pénis sur leurs voitures.

Selon Josée Laramée, coordonnatrice aux services de prévention et sensibilisation au CALACS, cet incident illustre l’ampleur du problème auquel doivent faire face les jeunes aujourd’hui.

« Ça aurait pu arriver dans n’importe quelle école. Des jeunes, après avoir vu la pièce, ont voulu faire réagir », a estimé Mme Laramée.

Les intimidateurs ne sont pas la majorité des jeunes, mais ils font des ravages sur leur passage.

Josée Laramée, coordonnatrice aux services de prévention et sensibilisation au CALACS

Cela démontrerait aussi à quel point le travail de sensibilisation effectué par cette pièce est nécessaire.

Inspirée d'histoires vraies

Arianejamaisplus.com est inspiré d’histoires vraies, de scénarios qui ont été vécus par des élèves d’Ottawa.

« Le CALACS francophone d’Ottawa a mené une recherche auprès des jeunes de dix écoles secondaires d’Ottawa sur la cyberagression sexuelle. Lorsqu’on a consulté des jeunes, on a reçu tellement de témoignages, d’émotions, de réactions face à la cyberagression sexuelle et on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose et qu’il fallait présenter ce vrai portrait-là, qui est un portrait nuisible, difficile pour les filles et les gars dans les écoles », a expliqué Mme Laramée.

Environ 40 % des jeunes filles consultées pour cette recherche ont indiqué avoir été cyberagressées.

Plusieurs écoles nous ont mentionné qu’il y avait des concours des plus beaux culs de l’école et qu’il y a des votes sur les fesses des filles et par la suite du partage de photos.

Josée Laramée, coordonnatrice aux services de prévention et sensibilisation au CALACS

Le CALACS a finalement créé l’histoire d’Ariane, qui dénonce la cyberagression dont elle a été victime. Quelqu’un a partagé une photo intime d’elle sur les réseaux sociaux, ce qui a un gros impact sur sa vie. Pendant la pièce, les jeunes sont amenés à prendre position sur les solutions pour combattre ces agressions. Environ 100  jeunes d'Ottawa y ont assisté cette semaine.

Mme Laramée souhaiterait que le ministère de l’Éducation de l’Ontario soutienne leur initiative et leur permette d’offrir cette activité dans toutes les écoles de la province.

« Après dix représentations, on n’a plus d’argent pour l’offrir. On a pris du temps, deux ans pour monter ça », a-t-elle souligné.

Mme Laramée a dit vouloir dénoncer les gestes contre les voitures des intervenantes puisque 95 % des jeunes qui ont participé à la pièce se sont prononcés en faveur de la dénonciation des agressions.

Avec des informations de la journaliste Josée Guérin

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