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Le centre d'injection supervisée non autorisé cesse ses activités à Ottawa

L'organisme Prévention des surdoses Ottawa met un terme à ses activités de prévention des surdoses dans le parc Raphael-Brunet, à Ottawa.

Depuis le 25 août, en raison de l'absence de services d'injection supervisée, des bénévoles installaient un centre d'injection de fortune, non autorisé par le gouvernement fédéral, pour prévenir les surdoses dans le quartier de la Basse-Ville.

On ignore encore quand exactement le centre cessera ses activités, mais il semblerait que ce soit d'ici dimanche. Prévention des surdoses Ottawa explique que les bénévoles sont épuisés et qu'il y a maintenant deux sites d’injection autorisés qui offrent sensiblement le même service.

En tout, le centre dit avoir reçu 3445 visites et empêché cinq surdoses avec de la naloxone. Par voie de communiqué, l'organisme soutient avoir évité des centaines d'autres surdoses grâce à ses activités de surveillance. Prévention des surdoses Ottawa dit qu'il entend poursuivre des activités de prévention de surdoses dans la capitale nationale, malgré la fermeture du site du parc Raphael-Brunet.

Selon les organisateurs, les deux autres sites ne répondent pas complètement aux besoins des toxicomanes.

Lundi, le gouvernement fédéral a donné l'autorisation au refuge les Bergers de l'Espoir d'ouvrir les portes de son centre d'injection supervisée. La Roulotte a ouvert ses portes mardi. Il s'agit du deuxième centre d'injection supervisée autorisée par Santé Canada à ouvrir à Ottawa au cours des six dernières semaines.

Prévention des surdoses Ottawa se targue d'avoir accéléré l'ouverture de ces deux centres autorisés. Un troisième centre doit ouvrir dans le quartier de la Côte-de-Sable d'ici la fin de l'année.

Aide de l'Ontario refusée

Récemment, le groupe Prévention des surdoses Ottawa voulait que son centre d’injection supervisée dans le parc Raphael-Brunet reste ouvert malgré le temps froid. Le centre a dû fermer trois fois en octobre à cause du mauvais temps.

Selon CBC, le ministère ontarien de la Santé et des Soins de longue durée était prêt à envoyer une Équipe des services médicaux d'urgence (ESMU), comme il l’a fait pour un centre similaire situé dans le parc Moss, à Toronto. L'ESMU fournit des générateurs, des appareils de chauffage et des tentes isolées. Or, la Ville d'Ottawa a refusé cette offre, privilégiant plutôt que des ressources soient réservées pour les Bergers de l'Espoir.

« Nous ne croyons pas qu'un site temporaire dans le froid, l'hiver, dans un parc, est une utilisation appropriée des ressources », avait alors déclaré le maire Jim Watson.

La présence d'un centre d'injection supervisée non autorisé divisait les résidents de la Basse-Ville. De nombreux résidents s'opposaient à ce que des « activités illégales » se déroulent dans un parc public du quartier.

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