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Le centre d’injection supervisée pourrait ouvrir plus rapidement à Ottawa

Le directeur général du Centre de santé communautaire Côte-de-Sable, David Gibson, estime que le premier centre d'injection supervisé de la capitale nationale pourrait ouvrir d'ici deux semaines. L'arrivée d'un site temporaire non autorisé dans un parc de la basse-ville, vendredi dernier, aurait mis de la pression sur l'organisme.

L’approbation pour l’ouverture du centre doit avoir lieu en octobre à la suite d’une inspection finale de l’endroit par Santé Canada, qui donne l’aval pour l’implantation de ces ressources à travers le pays. Or, avec la multiplication de surdoses de fentanyl à Ottawa depuis quelques mois, le Centre communautaire de Côte-de-Sable veut accélérer le processus, un peu comme ce qui s’est produit à Toronto il y a quelques semaines.

Le centre d’injection supervisée de Toronto a ouvert plus tôt que prévu, après l'installation d'un site d’injection non autorisée au parc Moss, à l’est du centre-ville. Santé Canada a, par la suite, donné le feu vert pour une ouverture immédiate du centre.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a salué les démarches du Centre communautaire Côte-de-Sable pour l'ouverture imminente de son site d'injection supervisée.

« Si c’est le cas, c’est meilleur pour la ville et ce n’est pas nécessaire d’avoir un centre dans un parc. Je ne suis pas d’accord avec le groupe qui prend un espace public, dans un parc, juste à côté d’un centre communautaire. Ce n’est pas la place pour un centre comme ça », a-t-il déclaré.

Le chef de police du Service de police d’Ottawa, Charles Bordeleau, n'est pas certain que l'ouverture plus rapide du centre mettra fin aux surdoses mortelles.

« Si quelqu’un pense qu’ouvrir un centre va résoudre le problème, ce n’est pas sérieux ça. C'est une solution du point de vue de la prévention », a-t-il dit.

Les dirigeants du Centre de santé communautaire Côte-de-Sable veulent également accélérer l’approbation provinciale de leur budget de fonctionnement pour le centre d’injection. Ils rappellent qu’il y a urgence, parce que le nombre de visites dans les hôpitaux d’Ottawa reliées aux surdoses a doublé à Ottawa depuis six mois.

Les futurs utilisateurs du site d’injection supervisé d’Ottawa attendent son ouverture avec impatience.

Santé Canada n’a pas répondu aux demandes d’entrevue. Il n’est pas possible pour le moment de savoir si l’agence gouvernementale acceptera d’accélérer le processus.

Avec les informations de Guillaume Dumont

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