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Le centre de détention d'Ottawa-Carleton transfère 71 détenus

La surpopulation au centre de détention d'Ottawa-Carleton force la direction de l'établissement à transférer 71 détenus vers d'autres prisons.

Selon des informations obtenues par la CBC, Yousef Hussein, un détenu qui s'est enlevé la vie mardi alors qu'il était sous surveillance, devait être déplacé vers un autre établissement la semaine dernière. Sa famille indique que l'homme de 26 ans a refusé d'être transféré.

Monty Vieselmeyer, du syndicat des agents correctionnels, confirme que ces transferts sont effectués pour atténuer les tensions rapportées au centre d'Ottawa-Carleton.

« L'employeur a déplacé 71 détenus pour soulager la pression », indique-t-il.

Des détenus plus loin de leurs familles

M. Vieselmeyer indique que la majorité d'entre eux ont été transférés dans trois plus grands centres de détention de la province.

Or ceux-ci sont loin de la capitale nationale.

Le centre de détention Vanier pour femmes de Milton se trouve à plus de quatre heures de route d'Ottawa, même chose pour le centre Lindsay, à l'ouest de Peterborough. Le troisième centre de détention, à Penetanguishene dans la baie Georgienne, est le plus éloigné à cinq heures de route.

Des distances trop grandes pour plusieurs familles de détenus estime Anne Cattrall, dont le propre fils purge une peine d'emprisonnement.

« Plusieurs familles ne visiteront tout simplement pas leur proche », dit celle qui est membre du groupe Mothers Offering Mutual Support (MOMS). 

Anne Cattrall soutient que des recherches ont fait la preuve que les visites contribuent à améliorer le climat dans un centre de détention. Un élément important, alors que de 40 % des détenus auraient des problèmes de santé mentale.

Le syndicat des agents correctionnels d'Ottawa-Carleton craint que les centres vers lesquels sont transférés les détenus soient déjà pleins, mais estime que cette décision est la bonne.

« Je comprends les craintes des familles. Mais si vous pouvez réduire les tensions et transférer les détenus vers des centres plus sécuritaires, ça rend les choses plus sécuritaires pour les familles », estime Monty Vieselmeyer.

Groupe de travail

Le gouvernement de l'Ontario vient de mettre en place un groupe de travail pour trouver des solutions aux problèmes de la prison d'Ottawa.

L'une des pistes de solution est de réformer les lois entourant les peines minimales, a soutenu Anne London-Weinstein.

Plusieurs prisonniers sont en prison en attente de comparaître devant un juge. Environ six prisonniers sur 10 en Ontario sont dans cette situation.

Les politiciens n'aiment pas l'idée de mettre de présumés délinquants en liberté sous caution avant leur date d'audience, a déclaré London-Weinstein.

L'Association des avocats de la défense d'Ottawa réclame plus d'ouverture pour des libérations conditionnelles. Cela permettrait, en autre, de désengorger la prison d'Ottawa.

Avec CBC

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