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Le centre non autorisé de prévention des surdoses accueille 50 personnes à Ottawa

Plus de 50 personnes ont visité le centre non autorisé de prévention des surdoses la fin de semaine dernière dans le parc Raphael-Brunet, à Ottawa.

Selon Marilou Gagnon, de l'organisme Prévention surdose Ottawa, 66 % des visiteurs étaient des femmes. En tout, 33 femmes et 17 hommes s'y sont présentés.

L'organisme affirme qu'il n'y a eu aucun cas de surdose dans les trois premiers jours d'opération du centre, mais qu'une personne a demandé de l'aide dans l'une des tentes.

Cette personne aurait pu faire une surdose si elle n'avait pas été surveillée, selon Mme Gagnon.

« Nous sommes tous privés de sommeil et nous avons tous donné notre meilleur pour que cela se produise en très peu de temps. Ce matin, je me suis réveillée avec un sentiment de fierté que je n'ai jamais vécu dans ma vie », a-t-elle déclaré.

Une initiative sans autorisation officielle

Trois tentes ont été installées vendredi après-midi en face du 310, rue Saint-Patrick, à Ottawa.

Il y a d'abord une tente d'accueil, puis une tente où trois personnes pourront s'injecter des drogues avec du matériel stérile, sous la supervision d'une équipe de trois bénévoles. De la naloxone, l'antidote aux surdoses de fentanyl, est disponible sur les lieux.

Finalement, une troisième tente permet aux usagers de relaxer après avoir consommé de la drogue.

Interrogée à savoir qui serait responsable en cas de mort sur le site, Mme Gagnon rétorque en demandant qui est responsable pour les utilisateurs de drogues qui font présentement des surdoses et qui meurent dans les rues.

« Si les gens ne viennent pas sur notre site, ils n'ont nulle part où aller. Donc, je dirais : '' Qui rendons-nous responsables des personnes qui meurent dans nos rues?'' Personne! », lance-t-elle.

Mme Gagnon ne pense pas non plus que les personnes qui travaillent sur le site seraient responsables si un décès devait survenir.

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