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Le centre non autorisé de prévention des surdoses d'Ottawa pourrait rester ouvert

Un centre autorisé d'injection supervisée ouvrira temporairement ses portes, mardi, dans le secteur du marché By. Mais cela ne signifie pas nécessairement la fin pour le centre non autorisé de prévention des surdoses mis sur pied par des bénévoles dans un parc des environs.

Vendredi, Santé publique Ottawa a annoncé avoir obtenu une exemption de la ministre fédérale de la Santé pour ouvrir un centre temporaire d'injection supervisée au 179, rue Clarence.

Ce centre a pour but de répondre à la crise des surdoses dans la capitale, en attendant l'ouverture d'un centre permanent au Centre de santé communautaire de la Côte-de-Sable.

Du même coup, les autorités municipales aimeraient voir le centre non autorisé de prévention des surdoses au parc Raphael-Brunet cesser ses activités.

Marilou Gagnon, l'une des responsables du projet non autorisé, a indiqué que les membres de son équipe allaient se rencontrer pour décider de la suite des choses.

Elle a exprimé des réticences à fermer son centre, situé à quelques pas du 179, rue Clarence. Selon elle, la crise est telle que les deux centres pourraient coexister.

Le centre non autorisé doit fermer, dit le conseiller du quartier

La médecin Vera Etches de Santé publique Ottawa se dite d'ailleurs prête à collaborer avec le centre non autorisé.

« C'est important de travailler ensemble et de faire les connexions avec les personnes sur la rue qui utilisent les drogues. Alors, j'imagine qu'ils ont l'expérience avec le client », a-t-elle indiqué.

Pour sa part, le conseiller du quartier Rideau-Vanier souhaite la fermeture du centre non autorisé. Mathieu Fleury est prêt à travailler avec ses responsables, mais dans un cadre légal. Il s'attend à ce que les policiers soient moins tolérants à partir de maintenant.

« Il y a des règlements en place. Les policiers et les agents des règlements municipaux, surtout au niveau des parcs, vont agir. Ils se sont bien équipés les dernières semaines pour faire ça. Ils sont aussi très conscients de la dynamique que Santé publique ouvre un site qui est sanctionné. On demande leur collaboration », a déclaré M. Fleury, samedi.

D'après les informations de Roxane Léouzon

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