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Le CEPEO va de l’avant avec le redécoupage de Francojeunesse, malgré les tensions

Le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) a approuvé, mardi soir, la création de la zone de fréquentation scolaire pour la nouvelle école primaire du Centre-Nord. Ce nouveau zonage modifie les secteurs de fréquentation des écoles Francojeunesse et Charlotte-Lemieux, à Ottawa, qui font face à un défi de surpopulation.

À la suite de cette décision, les parents du quartier Centre-Ville se verront obligés d'envoyer leurs enfants dans la nouvelle école située au 175, rue Beech. Bon nombre d’entre eux sont mécontents et se disent lésés par ce zonage.

Au total, 85 enfants sont touchés par le redécoupage.

Les parents évoquent les risques de déracinement des élèves et craignent les répercussions sur la qualité de l'encadrement. Ils ont aussi évoqué les problèmes d'accessibilité du Centre-Nord par le transport en commun.

Le nouveau découpage prendra effet à partir de la rentrée scolaire 2017.

Une décision difficile, reconnaît le CEPEO

Le CEPEO affirme avoir consulté les parents tout au long du processus avant de retenir le scénario actuel. Un sondage avait même été mené en ligne sur les deux scénarios proposés et plus de la moitié des répondants étaient à l’aise ou très à l’aise avec l’actuel scénario.

La vice-présidente du CEPEO, Lucille Collard, reconnaît tout de même qu'il s'agit d'une décision difficile.

Quand on touche les enfants, c’est normal qu’il y ait un degré de rationalité qui quitte les parents. […] Mais on avait une décision à prendre et c’est ce qu’elle est.

Lucille Collard, vice-présidente du CEPEO

Les parents peuvent choisir de maintenir leurs enfants à leur ancienne école, mais sans transport scolaire, en vertu d'une clause. Certains estiment que la liberté de choix doit inclure aussi le transport.

Le CEPEO ne ferme pas définitivement la porte et est ouvert à analyser les situations au cas par cas.

Pour la vice-présidente, la décision actuelle du conseil est basée sur la volonté de travailler à une solution permanente, en tenant compte des plans de développement du conseil.

« On ne veut pas avoir à redécouper encore le même secteur et à redéménager ces parents-là dans un avenir plus ou moins rapproché », précise Mme Collard.

Un appui pour les francophones

Madeleine Hurtibise, une enseignante à la retraite dont la fille fait partie du groupe touché par le redécoupage, craint quant à elle pour l'avenir de la langue française. « Les gens qui veulent vivre en français et qui s’installent au cœur de la ville d’Ottawa, ce sont des battants. Et il faut doublement, triplement les appuyer », estime-t-elle.

De son côté, Mendy Sichel, mère d'un garçon de 6 ans, n'exclut pas de changer de conseil scolaire. « Il y a bien d’autres écoles dans le quartier qui font mon affaire », souligne-t-elle.

Avec les informations de Godefroy Macaire Chabi

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