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Le chantier de Zibi accueille ses premiers travailleurs autochtones

Les services de l'entreprise algonquine Decontie Construction, de la réserve de Kitigan Zibi, près de Maniwaki, ont été retenus pour effectuer les travaux de décontamination et d'assainissement nécessaires avant le début de la construction du projet. Ces travaux ont débuté au début avril.

Les promoteurs du projet Zibi, Windmill et Dream, et Decontie Construction, disent avoir travaillé pendant plus d'un an et demi à recruter des travailleurs autochtones et à les former afin qu'ils puissent travailler sur le chantier de Zibi.

Wanda Thusky, de la compagnie Decontie, soutient avoir reçu, depuis deux ans, 250 demandes d'autochtones des différentes bandes algonquines au Québec et en Ontario. Quelques-uns de ces travailleurs ont leur carte de compétence de la Commission de la construction du Québec (CCQ), d'autres ont entrepris le processus pour les obtenir.

Decontie Construction a présenté la dizaine de travailleurs autochtones qui vont s'occuper de décontaminer les terrains du côté québécois du chantier.

Une des dirigeantes de l'entreprise, Wanda Thusky, de la communauté algonquine du Lac-Barrière, a parlé de la fierté de ces travailleurs algonquins de travailler à ce projet.

« Ensembles à Zibi, nous créons la communauté la plus durable du monde », a dit Wanda Thusky. « Nous nettoyons le territoire, ça fait partie de notre coutume. Notre territoire est empoisonné depuis des centaines d'années. »

Decontie Construction dit avoir développé un partenariat avec la CCQ pour aider les membres des Premières Nations à obtenir leurs cartes de compétence, afin de pouvoir travailler hors réserve, sur des projets comme celui de Zibi.

Un appel à l'unité des communautés algonquines

Wanda Thusky a profité de la présentation des premiers travailleurs autochtones du chantier Zibi pour lancer un appel à la Nation algonquine qui est profondément divisée sur le projet Zibi.

Wanda Thusky a rappelé que l'unité des Cris du nord du Québec a permis à cette Nation de se développer au point où, un des objectifs que partagent toutes les Premières Nations, l'autodétermination, n'est pas loin.

« Nous espérons avoir le même succès en travaillant ensemble, dans notre région, sur notre territoire anishnabe. Mais nous devons négocier avec une voix, comme une nation anishnabe. »

Deux autres communautés algonquines du Québec ont endossé le projet Zibi, la Première nation de Timiskaming et la Première Nation de Long Point. Elles se joignent à la Première Nation algonquine de Pikwàkanagàn, située près d'Eganville à l'ouest d'Ottawa, qui appuie également le projet.

Il y a 11 communautés algonquines en Ontario et au Québec.

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