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Le chef allégué des Rock Machine comparaît par vidéoconférence « pour des raisons de sécurité »

Le présumé chef des Rock Machine, Jean-François Émard, était de retour devant la cour, mardi matin, pour la tenue d'une conférence préparatoire au palais de justice de L'Orignal, dans l'Est ontarien.

Un texte de Denis Babin

Incarcéré au Centre de détention d'Ottawa-Carleton, l'individu a comparu par vidéoconférence.

Selon l'avocat de Jean-François Émard, Me Yves Jubinville, son client aurait dû normalement assister en personne à l'audience qui s'est tenue à huis clos.

Même chose pour l'autre accusé dans cette histoire, Pascal Carrier.

Forte présence policière

« On nous a avisés que, pour des raisons de sécurité, M. Émard, ainsi que M. Carrier, ne seraient pas emmenés sur les lieux », a indiqué l'avocat.

Dans un courriel, le procureur de la Couronne, Me Guy Simard, a indiqué « ne pas être en mesure de discuter de cette question en ce moment ».

Chose certaine, une forte présence policière a été déployée par la Police provinciale de l'Ontario (PPO) au palais de justice de L'Orignal, comme ce fût le cas lors de la première comparution des deux accusés en mai dernier.

Altercation dans un bar

Jean-François Émard est entre autres accusé de possession illégale d'une arme à feu prohibée ou à autorisation restreinte chargée, d'avoir dissimulé une arme, d'entrave à la justice et de non-respect des conditions de probation.

De son côté, Pascal Carrier fait face à des accusations de possession d'une arme à feu prohibée ou à autorisation restreinte chargée, d'entrave à la justice et de possession illégale d'une arme à feu.

Ces accusations découlent d'une altercation survenue dans un bar de Casselman dans l'Est ontarien en avril dernier.
http://ici.radio-canada.ca/regions/ottawa/2016/04/30/007-jean-francois-emard-rock-machine-arrestation-casselman-pascal-carrier.shtml

Enquête sous cautionnement reportée

L'absence de Jean-François Émard en cour a aussi eu pour effet de repousser la tenue de l'audience sur sa mise en liberté sous caution au mardi 23 août.

Encore une fois, pour des raisons de sécurité, son enquête sous cautionnement pourrait avoir lieu à Ottawa, plutôt qu'à L'Orignal.

« C'est quelque chose dont nous avons discuté, à savoir s'il y avait une possibilité qu'on fasse ça dans une autre juridiction », a ajouté Me Jubinville.

Toujours durant la conférence préparatoire, la Couronne et la défense ont discuté de l'éventuel procès qui, selon Me Jubinville, pourrait durer environ une semaine.

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