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Le chef de Kitigan Zibi veut du financement pour protéger la langue

Le chef du conseil de bande de la nation anichinabée de Kitigan Zibi, Jean-Guy Whiteduck, accueille favorablement la volonté du gouvernement fédéral d'adopter une loi pour protéger les langues autochtones au pays, mais il revendique du même souffle un financement supplémentaire pour que les communautés assurent la protection de leur langue.

Un texte d'Antoine Trépanier

La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a annoncé, vendredi, des séances communautaires de mobilisation intensive partout au Canada cet été pour appuyer l'élaboration d'une loi sur les langues des Premières Nations, des Inuits et des Métis. La ministre voudrait présenter un projet de loi d'ici la fin de la session parlementaire.

« L'idée de protéger les langues est importante. S'il y a une loi, tant mieux, mais c'est vraiment à nous comme peuple de s'assurer de sauver notre langue. On est les joueurs principaux dans tout cela. Oui, s'il y a une loi ça va nous aider, et un peu de financement va aider sûrement », a déclaré M. Whiteduck, dont la communauté est située dans la région de la capitale nationale.

Selon lui, la langue algonquine est en danger dans sa communauté, et ce, même s'il y a encore « beaucoup de gens qui la parle ». « Il y a un travail à faire pour faire revivre la langue », a-t-il dit en entrevue à Radio-Canada en marge du pow-wow de Kitigan Zibi.

Des langues autochtones menacées au Canada

En 2016, le gouvernement Trudeau a annoncé qu'une loi sur les langues autochtones serait adoptée afin d'assurer la préservation, la protection et la revitalisation des langues des Premières Nations, des Inuits et des Métis partout au pays.

Selon l'UNESCO, plus des deux tiers des 90 langues autochtones parlées au Canada sont « menacés », alors que l'autre tiers est jugé « vulnérable ».

Le gouvernement affirme que le nombre de locuteurs est en constante baisse au pays. En 2011, près de 17 % des Autochtones pouvaient converser en langue autochtone, alors que ce nombre était de 21 % en 2006.

« Les langues sont un élément important de la culture et de l'identité. C'est pourquoi il est essentiel de soutenir la préservation, la promotion et la revitalisation des langues des Premières Nations, des Inuit et des Métis », a déclaré la ministre Joly.

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