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Le chef de police d'Ottawa ne portera pas son uniforme au défilé de la fierté

À moins d'une semaine du lancement du festival de la fierté dans la capitale, le chef du Service de police d'Ottawa (SPO), Charles Bordeleau, a fait machine arrière en annonçant qu'il ne revêtira pas son uniforme lors du défilé de la fierté.

M. Bordeleau a annoncé lundi qu'il se joindra à ses officiers et à son personnel civil en portant un polo identifié aux couleurs du Service de police d'Ottawa lors du défilé. Les voitures du SPO ne seront également pas présentes dans le défilé.

À la fin juin, les organisateurs du festival avaient demandé aux agents du SPO qui participeront au défilé de la fierté le 27 août de ne pas porter leur uniforme. Le chef Bordeleau avait déclaré que « nous sommes fiers de notre uniforme et il fait partie de notre identité ». Il avait alors exprimé son intention de porter son uniforme lors du défilé.

M. Bordeleau avait toutefois donné le choix à ses agents de porter l’uniforme ou non. Or, après des discussions avec des policiers membres de la communauté LGBT, le comité de liaison pour les communautés LGBT et divers groupes communautaires pour évaluer divers scénarios, la décision a été prise que les policiers ne mettent pas leur uniforme.

« J’appuie entièrement cette décision et je suis fier qu’ils aient soigneusement étudié la façon optimale de procéder afin d’avancer ensemble », a déclaré M. Bordeleau par voie de communiqué.

Quelques minutes après l'annonce de lundi, le maire d'Ottawa a salué la décision du chef Bordeleau dans les médias sociaux.

« J'aimerais remercier le chef Bordeleau d'avoir travaillé sur cette solution avec la communauté. Heureux que les policiers puissent fièrement marcher avec des vêtements aux couleurs du service de police », a écrit Jim Watson sur Twitter.

L’appel des organisateurs aux policiers afin qu’ils ne portent pas leur uniforme avait froissé des membres de la communauté LGBT. Cependant, ils étaient d’accord que de porter l’uniforme n’aiderait pas le corps policier à instaurer un climat de confiance avec la majorité.

M. Bordeleau rappelle que la question de l’exclusion des uniformes policiers dans les défilés de la fierté est un enjeu national et que cet écueil peut être surmonté « en travaillant ensemble à organiser de véritables conversations les uns avec les autres au niveau local. »

L'organisme Fierté dans la Capitale a salué la décision du chef Bordeleau dans une publication sur sa page Facebook. Il considère qu'il s'agit là d'une « avancée positive » pour l'évolution de la relation entre les autorités policières et la communauté LGBT dans la région de la capitale nationale.

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