Retour

Le chef de police d'Ottawa portera son uniforme au défilé de la fierté

Le chef du Service de police d'Ottawa (SPO), Charles Bordeleau, a annoncé mercredi soir qu'il avait l'intention de revêtir son uniforme lors du traditionnel défilé de la fierté d'Ottawa, malgré la consigne de Fierté dans la capitale.

L'organisme avait auparavant déclaré que les policiers en uniforme ne seraient pas les bienvenus lors du festival, qui aura lieu du 21 au 27 août à Ottawa.

Mercredi soir, le chef Bordeleau a cependant fait savoir qu'il ne se plierait pas à cette demande, qu'il a qualifiée de « pas en arrière » dans la relation entre le SPO et la communauté LGBT.

« Nous sommes fiers de notre uniforme. Les membres du Service de police d'Ottawa auront le choix personnel de se présenter en uniforme ou en civil », a-t-il déclaré.

La communauté LGBT divisée

Un instigateur du groupe Our Pride Includes Police in Uniform (Notre défilé de la fierté inclut les policiers en uniforme) et membre de la communauté LGBT, Rémi Chapadeau, a salué la décision du chef Bordeleau.

Il espère néanmoins qu'un compromis sera trouvé d'ici le festival et affirme que les deux parties se rencontreront bientôt.

« C'est une question qui nous divise », s'est-il désolé. « On pense qu'on peut arriver à une entente où les intérêts de tous vont être respectés. »

Une membre de la communauté LGBT, Mylène Côté, a pour sa part apporté son soutien au comité organisateur du défilé.

« C'est supposé être un espace sécuritaire pour les gens LGBTQ », a-t-elle en effet affirmé.

Réactions mitigées au conseil municipal d'Ottawa

Le conseiller municipal Allan Hubley s'est prononcé contre la demande de Fierté dans la capitale.

Le conseiller de Kanata-Sud, qui siège à la Commission de services policiers d'Ottawa, estime par ailleurs que la Ville devrait retirer les fonds publics alloués à l'organisation de l'événement.

« Je ne pense pas que la Ville devrait leur donner quoi que ce soit si c'est la nouvelle directive pour ce défilé. Nous devrions simplement nous éloigner de cette position », a lancé M. Hubley, dont le fils Jamie s'est suicidé en 2011 après avoir été intimidé en raison de son orientation sexuelle.

Le maire Jim Watson a quant à lui statué qu'il n'approuvait pas la demande de Fierté dans la capitale, mais qu'il ne voulait pas pour autant « punir » l'organisme en retirant les fonds publics.

« Le défilé de la fierté gaie est une activité d'inclusion. Je ne suis pas certain que c'est ce que nous accomplissons en disant à un groupe [les policiers], qui a travaillé très fort pour renforcer ses relations avec la communauté LGBTQ, de rester en retrait et de ne pas porter d'uniforme », a déclaré M.Watson.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine