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Le chef présumé des Rock Machine arrêté à Casselman

Le présumé chef des Rock Machine, Jean-François Émard, et un deuxième homme, Pascal Carrier, ont été arrêtés après une altercation survenue dans un bar de Casselman, dans l'Est ontarien, selon la Police provinciale de l'Ontario (PPO).

Jean-François Émard, 39 ans, est entre autres accusé de possession illégale d'une arme à feu prohibée ou à autorisation restreinte chargée, d'avoir dissimulé une arme, d'entrave à la justice et de non-respect des conditions de probation.

Pascal Carrier, 47 ans, de Saint-Jean-sur-Richelieu, fait quant à lui face à des accusations de possession d'une arme à feu prohibée ou à autorisation restreinte chargée, d'entrave à la justice et de possession illégale d'une arme à feu.

Les deux hommes demeurent détenus jusqu'à leur comparution lundi, au palais de justice de L'Orignal.

Un long dossier criminel

Jean-François Émard a une longue feuille de route en matière d'activités criminelles, ayant déjà par le passé plaidé coupable à des accusations de possession et de trafic de drogues, au profit ou sous la direction d'une organisation criminelle.

En octobre 2014, il avait été arrêté pour une infraction au code de sécurité routière, à Valleyfield, au sud-ouest de Montréal. Selon les policiers, il était en possession d'une arme et d'une quantité importante de comprimés d'amphétamines.

Il a fait couler beaucoup d'encre en septembre de la même année, notamment après avoir affirmé publiquement sa volonté d'installer un repaire du groupe de motards près de Hawkesbury.

Cette sortie avait entraîné une mobilisation des élus locaux qui se disaient prêts à prendre des mesures pour empêcher les Rock Machine de s'installer dans l'Est ontarien.

Des citoyens préoccupés

Les résidents de Casselman sont inquiets après l'arrestation du présumé chef des Rock Machine dans leur village.

Ils ont de la difficulté à croire que cet incident est survenu dans leur petite localité, plutôt que dans un grand centre comme Montréal.

Même s'ils ont remarqué une présence policière accrue depuis les événements, ils croient quand même que les forces de l'ordre et la municipalité devraient faire des efforts nécessaires pour empêcher que le groupe de motards s'installe chez eux. 

Le maire de Casselman, Conrad Lamadeleine, n'a pas voulu commenter.

Avec les informations d'Andréanne Apablaza.

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