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Le CIASF dans la tourmente : 70 personnes sans services depuis une semaine

Le Centre d'intervention en abus sexuels pour la famille (CIASF) vit des moments difficiles. L'organisme a mis à pied temporairement ses 11 employés et remercié son directeur général, Simon Drolet.

La nouvelle directrice générale intérimaire, Huguette Joly, confirme la cessation de la grande majorité des services du CIASF aux enfants victimes d'abus sexuels et à leurs proches depuis le 12 mars, en raison d'une situation financière précaire. Cette interruption touche 70 personnes.

L'organisme précise toutefois être en mesure d'offrir des services d'urgence. Les programmes pour les personnes qui ont posé des gestes d’abus sont également maintenus grâce au travail de thérapeutes bénévoles.

L'arrêt des services devrait se poursuivre jusqu'à la fin du mois d'avril.

Le CISSS de l'Outaouais en renfort

Le CIASF a fait appel au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais pour maintenir certains services.

L'adjoint au président-directeur général du CISSS, Benoît Gauthier, précise que des rencontres auront lieu cette semaine avec la direction intérimaire et le conseil d'administration, afin de « rapidement accompagner le groupe et d'essayer de corriger la situation d'une manière durable ».

Selon M. Gauthier, ce sont des problèmes de liquidité qui entravent la mission du CIASF.

À titre de bailleur de fonds, le CISSS reçoit des rapports financiers annuels. L'adjoint du PDG soutient que rien, dans les rapports reçus l'an dernier, ne laissait présager la crise qui sévit actuellement au CIASF.

M. Gauthier précise que l'organisme avait noté dans ses livres des déficits d'exploitation au cours des deux dernières années, mais qui étaient compensés par des surplus accumulés « qui étaient quand même substantiels ».

Le CIASF en restructuration

Mme Joly, qui est la fondatrice de l'organisme, indique que la décision de revoir le fonctionnement de l'organisme dans le but de le restructurer a été prise le 5 mars. L'examen portera sur les ressources humaines, afin de déterminer si elles sont bien utilisées et s’il est normal que la liste d’attente soit aussi longue. Selon Mme Joly, 60 personnes sont en attente de services, en plus de celles qui voient leurs services interrompus avec la restructuration.

La directrice générale intérimaire soutient que l'organisme n'a pas reçu « moins de subventions », mais que les problèmes financiers découlent en partie d'une « difficulté au niveau de la gestion ».

Avec les informations de Julie-Anne Lapointe

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