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Le CISSS de l'Outaouais et Maryse Gaudreault s’engagent à en faire plus pour le dépistage des ITSS

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais et la députée de Hull, Maryse Gaudreault, promettent de se pencher sur les besoins en matière de dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) en Outaouais.

Selon le Bureau régional d'Action Sida (BRAS), ce type de maladie est en recrudescence dans la région et le temps presse.

« Si on veut vraiment faire une lutte aux ITSS de façon efficace, il faut vraiment avoir accès facilement au dépistage », explique son directeur général, Sylvain Laflamme.

Ce constat a poussé l'organisme à envoyer une lettre au ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, en février dernier. M. Laflamme dit être encore dans l'attente d'une réponse.

« Il y a tellement de ITSS qui circulent. Si rien n'est fait, le nombre de personnes atteintes de problèmes d'infertilité ou du VIH prendra de grandes proportions dans la région. [...] Ce serait ridicule d'être victimes de complications qui sont si faciles à soigner », déplore le Dr Rémi Champlain, un spécialiste en santé sexuelle de Gatineau.

Plus de ressources en milieu rural

M. Laflamme soutient que le manque de services pour le dépistage des ITSS est particulièrement criant en milieu urbain en Outaouais, depuis que Santé publique Ottawa a revu les façons de faire de son Centre de santé-sexualité.

Il affirme que 2400 résidents de l'Outaouais comptaient sur les services de la clinique ottavienne.

S'ils veulent se faire dépister du côté québécois, ils doivent se rendre à Papineauville ou Wakefield, sinon, ils peuvent se tourner vers leur omnipraticien.

« Il y a certaines personnes qui sont plus gênées ou timides d'en parler avec leur médecin de famille. [Elles] ne sont pas confortables. Ce qui fait qu'ils veulent avoir un lieu où ils sont sûrs que ça va être très confidentiel », souligne le Dr Champlain.

Ce médecin a tenté d'offrir des services de dépistage pendant quelques mois, mais il a dû cesser ses activités faute de ressources, en février dernier.

Des rencontres prévues

Sylvain Laflamme reconnaît que ses doléances ont bénéficié d'une certaine attention de la part des élus locaux.

« Oui, on a une oreille attentive. Oui, je pense qu'ils sont en train d'essayer d'étudier la question. Mais non, les réponses sont très lentes à venir et on dirait qu'il y a du sable dans l'engrenage », remarque-t-il cependant.

Interrogée à ce sujet, la députée de Hull, Maryse Gaudreault, a promis de faire un suivi et de tenir le ministre Gaétan Barrette informé. Les membres du BRAS ont confirmé avoir une réunion prévue avec elle, ce vendredi.

Radio-Canada a aussi demandé des précisions au ministère de la Santé et des Services sociaux sur ce dossier. Ce dernier a fait savoir que c'était la ministre déléguée à la Santé publique qui en était chargée.

Une attachée de presse de Lucie Charlebois a mentionné dans un courriel que des actions avaient déjà été entreprises par le CISSS de l'Outaouais afin de corriger la situation.

« Un groupe de travail a été mis en place afin d'améliorer l'offre de service en dépistage », est-il précisé. Une réunion interne est d'ailleurs prévue ce mardi.

Avec des informations de Jean-Sébastien Marier et de CBC

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