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Le CISSS de l'Outaouais ne peut pas ralentir le rythme des compressions, selon son PDG

Bien que Québec permettra au CISSS de l'Outaouais de boucler sa première année financière avec un déficit, le PDG Jean Hébert soutient ne pas avoir le choix.

Selon M. Hébert, il est indispensable de maintenir la pression pour arriver à un équilibre budgétaire, d'autant plus que de nouvelles compressions seront vraisemblablement imposées par Québec au cours des prochains mois.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette, s'était fait rassurant face au déficit de 3,9 millions enregistré par le CISSS de l'Outaouais six mois après sa création.

À l'émission Les matins d'ici, jeudi matin, il a affirmé que le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais n'était pas tenu d'équilibrer son budget pendant l'année financière en cours.

Le ministre Barrette a souligné qu'il était normal que la nouvelle entité, qui travaille à régler un problème de déficit chronique, n'arrive pas à corriger la situation dans le présent exercice financier. Il cite en exemple le Centre hospitalier de l'Université McGill, qui a mis trois ans à sortir d'une situation semblable.

Le travail de la direction du CISSS de l'Outaouais est salué

Mercredi, le président-directeur général du CISSS de l'Outaouais, Jean Hébert, affirmait devoir atteindre l'équilibre pour la fin de l'année financière.

En entrevue, le ministre a salué le travail de M. Hébert précisant qu'il allait « arriver à destination, ça c'est clair [...], mais pas nécessairement cette année », ajoutant « mais ce n'est pas grave ».

Gaétan Barrette s'entend à ce que l'équilibre budgétaire soit atteint au cours de l'année financière suivante.

D'autres « redressements » à prévoir

En outre, le ministre a précisé que le système devra faire face partout dans la province à des mesures de redressements budgétaires, qu'il refuse de qualifier de compressions. Selon lui, il en va de la survie même du système de santé.

Il a toutefois assuré que les services à la population ne seront pas touchés. « Il n'y en a pas de diminution de services, mais il y a des réaménagements », a-t-il souligné.

Par ailleurs, interrogé sur l'enveloppe allouée au statut particulier en santé en Outaouais, le ministre a été clair : « Je n'ai jamais, jamais, jamais évoqué la possibilité d'enlever ça », a-t-il souligné, en ajoutant qu'il la garderait aussi longtemps que la population en voulait.

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