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Le CISSS de l’Outaouais ordonne une enquête interne après la mort d’une mère et son bébé de 39 semaines

Le président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais, (CISSS de l'Outaouais) Jean Hébert, indique qu'une enquête interne sera lancée à la suite du décès de Marie Jacque Fortin et de son bébé Alexie à l'hôpital de Hull en 2016, notamment sur le volet de l'aide psychosociale offerte à la famille après ces évènements tragiques.

C'est en réaction au dépôt du rapport de la coroner Pascale Boulay, que Jean Hébert s'est prononcé jeudi.

Il s’est avoué surpris quand il a appris que les proches de Marie Jacque Fortin n’ont pas reçu de services d’aide psychosociale. Il soutient qu’en temps normal, ces services sont offerts aux gens endeuillés.

Le pdg du CISSS de l’Outaouais fait le constat qu’il n’y avait pas de trousse de césarienne d’urgence à l’hôpital de Hull. Il reconnaît que le CISSS doit réagir et s’engage à implanter ces trousses d’urgence « le plus tôt possible ».

Le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, qui est de passage jeudi dans la région pour une annonce, devrait réagir lui aussi à ce rapport.

Sur la recommandation de la coroner que les hôpitaux reçoivent la formation AMPRO (Approche multidisciplinaire en prévention des risques obstétricaux), Jean Hébert affirme qu’une formation similaire existe et est mise en place depuis 6 ans au CISSS.

Or, selon la coroner Pascale Boulay, ce qu’il manque au Québec, c’est un protocole de réanimation chez les femmes enceintes de plus de 20 semaines, comme elle l'a expliqué sur les ondes de l'émission Les matins d'ici jeudi. 

Cette dernière note que selon la littérature médicale, après quatre minutes de réanimation sans résultat tangible, une femme en fin de grossesse doit être rapidement transportée à l’hôpital pour qu’une césarienne d’urgence y soit pratiquée. Dans le cas de Mme Fortin, 24 minutes se sont écoulées entre l’arrivée des ambulanciers et le départ vers l’hôpital.

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