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Le CISSSO conscient des préoccupations autour du CLSC de Saint-André-Avellin

À la suite des rumeurs de démission aux urgences du CLSC Petite-Nation, à Saint-André-Avellin, et de l'annonce de la fermeture du laboratoire d'analyse, le directeur des services professionnels du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), Guy Morissette, se veut rassurant.

Ce dernier affirme qu'il a lui aussi entendu ces rumeurs, mais il soutient n'avoir reçu aucune lettre de démission ou d'intention de démissions. Il ajoute qu'il n'y a pas eu de rencontres à ce sujet.

« Quelqu'un qui aurait signifié qu'il remettait sa démission, qu'il menaçait de démissionner? Non, je ne peux pas dire qu'on a eu quelque chose de concret à cet égard-là », indique Guy Morissette.

Il reconnaît cependant qu'il y a actuellement des inquiétudes, des préoccupations et beaucoup de discussions.

Le directeur des services professionnels du CISSSO admet aussi qu'il pourrait y avoir des pertes d'emplois ou des réaffectations, tout en rappelant que l'objectif est d'atteindre l'équilibre budgétaire.

Selon lui, si rien n'est fait, c'est là que l'avenir du CLSC de Saint-André-Avellin sera menacé.

« De façon globale, je pense qu'on a reconnu que, pour le même service à certains endroits, on pouvait faire mieux. C'est ce sur quoi on compte, mais on ne mettra jamais en péril les services aux citoyens », souligne-t-il.

Pas de fermeture du laboratoire d'analyse

Un temps envisagée pour le 1er septembre, la fermeture du laboratoire d'analyse du CLSC de Saint-André-Avellin ne s'est pas produite. Les responsables du CISSSO sont en train d'évaluer la portée d'une telle décision et la possibilité d'appliquer des solutions de rechange.

« On écoute les équipes de soin, les médecins, qui nous font part de certaines réalités. Pour nous, dans l'ensemble du CISSSO, il y a des éléments qui sont nouveaux et que l'on veut considérer au niveau des impacts », précise M. Morissette.

Concrètement, les responsables du CISSSO sont en train de voir s'il ne serait pas possible de procéder à certains examens sur place, par exemple, de transférer les analyses plus poussées à l'hôpital de Papineau.

« On sait très bien qu'il y a des milliers d'examens qui sont faits », explique M. Morissette. « Alors, c'est dans ça qu'on est actuellement, de voir [...] quels sont les examens qu'on pourrait faire sur place, que ce soit avec des infirmières [ou] à travers des moyens techniques qui sont mis à notre disposition pour obtenir le même résultat. »

Formation d'un bouclier

La population tout de même inquiète, un bouclier se dresse contre la possible fermeture du laboratoire à l'urgence.

Les citoyens craignent que les dirigeants du Centre intégré de santé et des services sociaux de l'Outaouais prennent cette décision dans la foulée des compressions en santé et Johanne Boyer-Charron a mis sur pied le comité Santé Petite-Nation pour organiser l'opposition citoyenne.

« Depuis le nombre de fusions qu'on voit, quand les hauts dirigeants on leur entrouvre la porte, ce n'est pas long qu'ils se faufilent à l'intérieur. »

Le comité veut bâtir un dossier solide démontrant les répercussions du réaménagement des Centres de santé et de services sociaux de l'Outaouais et des compressions en santé.

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