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Le district du Lac-Beauchamp pourrait être protégé par une dérogation collective

Une partie du district du Lac-Beauchamp, à Gatineau, qui a été durement touché par les inondations printanières, pourrait être protégé par une dérogation collective à la suite du décret sur la reconstruction dans les zones inondables.

Le conseiller municipal du secteur, Jean-François LeBlanc, travaille actuellement à soumettre quelques rues de sont quartiers afin qu'elles ne soient pas dépeuplées. Il entend en faire une demande formelle.

« Si on regarde le secteur et qu’on se promène dedans, on s’imagine qu’il manque une maison sur deux. On a l’effet gruyère dont le maire parlait. Il faut faire la demande, mais avant de la faire il faut avoir l’ensemble des rapports qui sont remis par le gouvernement du Québec », a-t-il expliqué.

Une maison sur deux dans le large secteur comprenant la partie est du boulevard Hurtubise, des rues Glaude, Saint-Sauveur, Sanscartier et Riviera pourraient être démolies en raison des dommages causés par les inondations du printemps. La demande de dérogation collective permettrait ainsi d’éviter qu’il y ait des lots vacants partout dans cette partie du quartier.

« Un des critères qu’il y avait par rapport aux dérogations de secteur comme ça, c’était qu’il y ait des services et qu’il y ait plusieurs rues. Ici, c’est le portrait idéal, on ne peut pas dévitaliser ça pis avoir un quartier Gruyère là », a rappelé M. LeBlanc.

La Municipalité doit attendre que le gouvernement achève les rapports d’inspection des maisons sinistrés. Ces rapports détermineront si les résidences pourront ou non être reconstruites. Le 11 juillet dernier, le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, Martin Coiteux, s’est engagé à ce que ces rapports soient tous terminés dans un délai de cinq semaines, soit d'ici la semaine du 14 août.

Une fois les demandes de dérogation acheminées, Québec aura 30 jours pour y répondre.

« Il faut attendre, on n’a pas le choix. Quand même qu’on essaierait d’appeler à Québec, le rapport est rentré. Il faut attendre. On ne sait pas si on sauve [la maison] ou si on s’en va. On ne sait rien vu qu’une partie de la maison touche le 0-20 ans », a déclaré Francine Clément, une sinistrée qui habite près des rues Glaude et Saint-Sauveur depuis 31 ans.

Mme Clément pensait quitter sa demeure le temps que l’eau se retire pendant une semaine, lors de la crue printanière. Maintenant, cela fait trois mois qu’elle ne vit plus dans sa maison. Depuis, elle vit dans l’incertitude.

« Ce n’est pas parce que tu vas t’acheter une maison ailleurs que le monde va partir le lendemain. Il faut que tu attendes encore. On va être où », s’est-elle demandé.

Gatineau avait déjà identifié le secteur de Pointe-Gatineau comme possible zone à protéger.

D’après un reportage de Nathalie Tremblay

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