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Le DPCP ne déposera pas d'accusations pour le décès de Brandon Maurice à Messines

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) annonce qu'il ne portera pas d'accusations contre des policiers de la Sûreté du Québec (SQ), à la suite d'une enquête indépendante du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sur le décès par balles d'un adolescent, Brandon Maurice.

Le jeune de 17 ans est mort en novembre dernier, après avoir été intercepté lors d'une poursuite policière, à Messines, au sud de Maniwaki.

La famille de la victime prétendait que la police avait fait usage d'une force excessive, voire exagérée lors de l'arrestation de l'adolescent.

Le DPCP affirme baser sa décision sur le fait qu'un policier peut employer la force dans le cadre de l'exécution de la loi « pourvu qu'il agisse sur la foi de motifs raisonnables et probables et qu'il utilise seulement la force nécessaire dans les circonstances ».

Le DPCP rappelle que le véhicule conduit par Brandon Maurice a reculé et est entré en collision avec l'autopatrouille des policiers. Lorsque l'agent s'est approché du véhicule de l'adolescent, ce dernier aurait accéléré brusquement et traîné le policier sur le côté de la voiture.

C'est à ce moment-là que l'agent affirme avoir été persuadé qu'il allait se faire tuer.

Selon le rapport d'enquête, le policier a été traîné par le véhicule sur une distance d'environ 62 mètres. Il aurait ensuite dégainé son arme et tiré.

Le décès du conducteur a été constaté un peu plus tard à l'hôpital, selon le DPCP.

« L'analyse s'est faite par un comité de trois procureurs qui était chargé d'analyser l'ensemble de la preuve recueillie par les policiers et au terme de cette analyse, le DPCP en arrive à la conclusion qu'aucune infraction criminelle n'a été commise », selon le porte-parole du DPCP, Jean-Pascal Boucher.

Des représentants de la Couronne et du SPVM ont rencontré la famille de la victime mercredi, afin de leur faire part de cette décision.

Une marche pour demander justice

En décembre dernier, les proches de Brandon Maurcie organisaient une marche pour dénoncer ce qu'ils qualifiaient « d'usage d'une force excessive de la police  ».

Les manifestants sur place disaient ne plus faire confiance aux policiers et ils demandaient que justice soit rendue.

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