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Le droit de parole de scientifiques fédéraux maintenant protégé

Le gouvernement fédéral s'est entendu avec plus de 18 000 membres de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), dimanche. Dans ces conventions collectives, l'intégrité scientifique a été enclavée, « une réalisation sans précédent » pour l'IPFPC.

Plusieurs fonctionnaires à la retraite avaient, sous l’ère du gouvernement Harper, dénoncé le musellement des scientifiques qui travaillent au sein de la fonction publique.

Ils déploraient que les scientifiques au fédéral soient empêchés de parler publiquement des résultats de leurs recherches, même lorsque ces résultats ne mettent aucunement en question les politiques gouvernementales.

Le syndicat avait fait du droit de parole de ses membres une priorité à la table des négociations.

Avec cette entente, « les scientifiques auront dorénavant le droit de parler de la science et de leurs recherches sans être des porte-paroles officiels », peut-on lire dans un communiqué de l’Institut.

Pas de changements pour les congés de maladie

Le gouvernement fédéral a décidé, d’un commun accord avec l’IPFPC, de repousser à la prochaine ronde de négociations le sujet des congés de maladie. D’ici là, c’est le statu quo pour le régime de congés de maladie.

Le gouvernement libéral a abrogé une loi votée sous les conservateurs imposant des modifications au régime d'invalidité de courte durée et de congés de maladie des fonctionnaires fédéraux. Ces modifications au régime avaient soulevé l'indignation des fonctionnaires.

L'IPFPC représente 55 000 scientifiques, contrôleurs, techniciens informatiques et autres professionnels dont la grande majorité oeuvre au sein de la fonction publique fédérale.

L'entente prévoit aussi des augmentations salariales de cinq pour cent sur quatre ans rétroactives à 2014.

Les 15 000 membres de l’IPFPC touchés par ces ententes de principe étaient sans convention collective depuis deux ans. Plus de 32 000 autres membres de l’institut, des négociations se poursuivent.

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