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Le droit de parole des scientifiques fédéraux maintenant protégé

Le gouvernement fédéral s'est entendu avec plus de 18 000 membres de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), dimanche. Dans ces conventions collectives, l'intégrité scientifique a été enclavée. Il s'agit d'une « une réalisation sans précédent » pour l'IPFPC.

De nombreux fonctionnaires à la retraite avaient dénoncé, sous le gouvernement Harper, le musellement des scientifiques qui travaillent au sein de la fonction publique.

Ils déploraient que les scientifiques au fédéral soient empêchés de parler publiquement des résultats de leurs recherches, même lorsque ceux-ci ne remettaient aucunement en question les politiques gouvernementales.

La communauté qu’on représente a été brimée de son droit de s’exprimer sous le gouvernement Harper.

Richard Beaulé, directeur des négociations à l'IPFPC

« On leur interdisait de participer à des colloques pour parler de leurs recherches […] parce que ça allait à l’encontre de la position gouvernementale », explique le directeur des négociations à l'IPFPC, Richard Beaulé.

Le syndicat avait donc fait du droit de parole de ses membres une priorité à la table des négociations.

Avec cette nouvelle entente, « les scientifiques auront dorénavant le droit de parler de la science et de leurs recherches sans être des porte-parole officiels », peut-on lire dans un communiqué de l’Institut. « C'est un gain incroyable pour nous » explique M. Beaulé.

Par courriel, le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, s'est réjoui de cet accord. « Nous demeurons résolus à conclure des ententes avec le reste de la fonction publique en négociant de façon respectueuse et responsable », affirme-t-il.

Pas de changements pour les congés de maladie

Par ailleurs, le gouvernement fédéral a décidé, d’un commun accord avec l’IPFPC, de repousser à la prochaine ronde de négociations le sujet des congés de maladie. D’ici là, c’est le statu quo dans ce dossier.

Le gouvernement libéral a abrogé une loi votée sous les conservateurs imposant des modifications au régime d'invalidité de courte durée et aux congés de maladie des fonctionnaires fédéraux. Ces modifications au régime avaient soulevé l'indignation des fonctionnaires.

L'entente prévoit aussi des augmentations salariales de 5 % sur quatre ans, rétroactives à 2014.

Les 18 000 membres de l’IPFPC touchés par ces ententes de principe étaient sans convention collective depuis deux ans. Pour plus de 32 000 autres membres de l’Institut, des négociations se poursuivent. C'est le cas également de nombreux autres syndicats.

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