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Le Festival de montgolfières de Gatineau, un baume pour des sinistrés

Certains sinistrés des inondations du printemps, qui vivent dans des roulottes depuis le début de l'été, ont profité d'un répit pour s'installer au Domaine des caravaniers du Festival de montgolfières de Gatineau.

Marielle Leblanc, elle-même sinistrée, est bénévole dans le Domaine des caravaniers. Avec son mari, elle est impliquée auprès du Festival depuis sept ans. Cette année, l’histoire aurait pu être différente.

« On s’est questionné. Avec les événements du mois de mai, on se disait "on y va-tu?" On se demandait dans quel état mental on serait avec toutes les choses qu’on a à faire », a dit Mme Leblanc.

Finalement, elle a fait du bénévolat à temps plein sur le site. Son mari a aidé à temps partiel. Mme Leblanc a fait savoir que pour plusieurs sinistrés, cette expérience a été une petite thérapie, une façon pour eux d’oublier temporairement les problèmes.

« Ça fait du bien de venir ici, parce que ça nous sort d’une zone de sinistrés, ça nous fait voir d’autre chose. On voit du monde et on ne parle pas juste de ça. On est en mode party, comme on dit, et ça fait du bien pour le moral », a-t-elle souligné.

Des développements pour les sinistrés

Les sinistrés gatinois pourraient en savoir davantage sur leur sort cette semaine, puisque le conseil municipal fera le point sur les inondations printanières.

Quatre mois après la crue des eaux, les sinistrés et les élus attendent encore des réponses à leurs questions, notamment sur les dérogations permettant de reconstruire les maisons endommagées.

Le conseiller du district Lac-Beauchamp, Jean-François Leblanc, a expliqué qu’il y a eu plusieurs rencontres au cours des dernières semaines avec le gouvernement provincial et que les choses avaient bougé pour les sinistrés.

« On a réussi à faire valoir quelques points pour les dérogations collectives, parce qu’il y a des secteurs qui pourraient être éligibles, comme Pointe-Gatineau. C’est un projet qui a été présenté pour éviter le dépeuplement de certains secteurs, ce qu’on appelle l’effet gruyère », a-t-il mentionné.

D'après un reportage de Jérémie Bergeron

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