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Le frère d’une femme inuite disparue à Ottawa remet en question le travail des policiers

La disparition d'une femme d'origine inuite à Ottawa n'aurait pas été suffisamment prise au sérieux par le Service de police d'Ottawa (SPO). C'est du moins l'avis de July Papatsie, dont la soeur, Mary, âgée de 39 ans, n'a pas été revue depuis la fin du mois d'avril.

M. Papatsie ne comprend pas pourquoi les policiers ont attendu à la mi-juin avant de faire appel à l’assistance du public dans cette affaire.

« C’est très préoccupant », dit-il, rappelant que la disparition de sa soeur coïncide avec la tenue de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Une vie marquée au fer rouge par une agression sexuelle

Mary Papatsie est la cadette d’une famille de huit enfants. Elle a grandi dans la petite communauté de Pangnirtung, qui se trouve sur l’île de Baffin, au Nunavut.

Son frère rapporte qu'elle a travaillé comme assistante auprès de médecins et d'infirmières dans le nord du pays. Il l’a décrite comme une femme qui était heureuse et épanouie, jusqu’à ce qu’elle soit victime d’une agression sexuelle, il y a une quinzaine d’années.

L’événement l’aurait incitée à déménager à Ottawa, où sa vie aurait commencé à s’écrouler.

« Tout s’est mis à mal aller », raconte M. Papatsie. « Elle s’est mise à avoir de mauvaises fréquentations et elle a commencé à consommer de la cocaïne, ce qui l’a conduite vers la rue », ajoute-t-il.

M. Papatsie croit que ce mode de vie aurait fait de sa soeur une proie idéale pour les prédateurs.

Plusieurs appels dans les prisons et hôpitaux

La famille de Mary Papatsie continue de remuer ciel et terre afin de la retrouver. Sa soeur Meeka a communiqué avec plusieurs prisons et hôpitaux, où plusieurs personnes connaîtraient la femme disparue.

M. Papatsie affirme aussi que des amis de Mary disent l’avoir aperçue en compagnie de deux hommes, sur le chemin Montréal, dans le secteur Vanier, à Ottawa.

L’homme de 57 ans ne perd pas espoir, mais il se montre préoccupé.

À l’extérieur du Centre Inuit Tungasuvvingat de Vanier, David Bélanger, un homme disant bien connaître Mary Papatsie, la décrit comme une femme aimante et amicale.

Il s’est dit surpris du délai pris par les policiers avant d’amorcer leur enquête, d’autant plus qu’une rumeur voulant que la femme soit morte circulerait depuis des semaines.

Encore de l’espoir

July Papatsie espère que l’enquête policière permettra d’obtenir des indices sur ce qui a pu arriver à sa soeur.

Il souhaite plus que tout que celle-ci soit retrouvée.

« Même si la conclusion n’est pas heureuse, il faut la retrouver. Parce que ne pas savoir où elle est, c’est ce qui est le plus dur », dit-il.

Mary Papatsie mesure 1 m 60 et pèserait entre 63 et 70 kg. Elle a de longs cheveux bruns et une petite cicatrice au-dessus de l’oeil gauche.

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