Tom Heinemann a propulsé le Fury en finale de la NASL, en marquant les deux buts de l'équipe, dans une victoire en prolongation de 2 à 1 d'Ottawa face au Minnesota United FC, dimanche soir.

Un texte de Kim Vallière

L'attaquant a donné le ton à la demi-finale, en profitant d'une occasion en or dès les premières minutes de jeu. Il a redirigé de la tête une remise de Ryan Richter, mais le gardien du Minnesota, Sammy Ndjock, s'est imposé.

Le Minnesota United n'a pas raté sa chance trois minutes plus tard, lorsque Christian Ramirez a déjoué Romuald Peiser sur un tir de pénalité.

Le Fury a continué de dominer en première demie, mais n'est pas parvenu à s'inscrire au tableau indicateur, malgré les encouragements des 9346 personnes présentes, une foule record pour un match éliminatoire en NASL.

« Quand c'était 1-0 à la mi-temps, on sentait que c'était injuste. Ils ont marqué tôt, mais on avait créé les meilleures chances », explique Marc Dos Santos, l'entraîneur-chef du Fury.

« Nous avons eu 5 ou 6 occasions de marquer et le ballon refusait d'entrer dans le but. Je commençais à me demander si c'était une de ces journées où la chance est contre nous et nous empêche d'accomplir ce que nous sommes censés d'accomplir », ajoute le capitaine de l'équipe Richie Ryan.

Un travail acharné

Le vent a tourné à la 47e minute, lorsque Heinemann a finalement été récompensé pour ses efforts. Il a fait bouger les cordages en déjouant Ndjock d'un tir puissant.

Un soulagement pour le grand Américain.

« Quand tu as l'impression de laisser tomber ton équipe, il y a ce vide qui se crée à l'intérieur de soi. Mais il faut oublier rapidement et rebondir », avoue l'attaquant.

La prolongation a été nécessaire pour déterminer un vainqueur. Encore une fois, Heinemann a pris les choses en main, lorsqu'il s'est faufilé derrière les défenseurs pour marquer le but de la victoire à la 108e minute de jeu. 

Les joueurs ottaviens ont célébré avec leurs partisans pendant de longues minutes sur le terrain après la rencontre, avant de retraiter au vestiaire.

Le Fury affrontera le Cosmos de New York, dans la Grosse Pomme, dimanche prochain.

« Réussir à atteindre la finale à notre deuxième année ensemble, c'est incroyable », a indiqué Ryan. « Nous n'avons pas un gros budget, si on se compare à d'autres équipes dans la ligue. Mais je pense que nous avons quand même la meilleure équipe. »

En trois rencontres cette année, le Fury et le Cosmos ont chacun remporté une victoire en plus de faire match nul.

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