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Le Laboratoire canadien des explosifs intensifie ses activités antiterroristes

À moins d'un mois des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération et après les attentats de Manchester, puis l'attaque terroriste à Londres, la question de la sécurité préoccupe les autorités. Si bien que le Laboratoire canadien de recherche sur les explosifs, intensifie ses activités antiterroristes.

Un texte de Florence Ngué-No

Le 1er juillet prochain, des centaines de milliers de personnes vont converger vers la Colline du Parlement pour assister aux célébrations du 150e anniversaire de la Confédération.

Plusieurs experts pensent que ce grand rassemblement pourrait représenter une cible privilégiée pour des terroristes.

À Ottawa, le Laboratoire canadien de recherche sur les explosifs (LCRE), affilié à Ressources naturelles Canada, regroupe des scientifiques qui s'intéressent à la sûreté des explosifs.

Les travaux réalisés au LCRE ont pour objectif d'améliorer la sûreté et la sécurité des explosifs lors de leur fabrication, de leur transport et de leur utilisation.

Les scientifiques du LCRE s'intéressent aussi aux moyens d'atténuer les effets néfastes d'explosions accidentelles ou provoquées par des terroristes.

Une expertise précieuse

L'expertise des chimistes et des ingénieurs qui travaillent au Laboratoire canadien de recherche sur les explosifs est de plus en plus centrée sur la lutte antiterroriste.

Ils partagent leurs connaissances avec le gouvernement, dont la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) et la Défense nationale.

Le chef du groupe d'analystes sur les explosifs, le chimiste William Ridley, travaille dans le domaine de la sûreté des explosifs depuis plus de 30 ans.

« Ici, on fait des expériences avec des explosifs et avec des produits chimiques qui peuvent être utilisés pour fabriquer des engins explosifs artisanaux », explique t-il.

De son côté, l'ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Michel Juneau-Katsuya, s'inquiète de la prolifération de certaines informations sur Internet.

« Le grand défi auquel on est confrontés aujourd'hui, c'est l'Internet », affirme M. Juneau Katsuya. « L'Internet permet à des terroristes en puissance d'aller trouver les recettes nécessaires pour concocter des explosifs maison. »

Le plus inquiétant selon ce spécialiste, c'est qu"il y a des explosifs qui sont fabriqués à partir de produits chimiques qui font partie de notre quotidien et que l'on peut acheter dans n'importe quelle quincaillerie ou pharmacie.

L'expertise du Laboratoire est donc extrêmement précieuse selon M. Juneau-Katsuya.

« Surtout cette année, c'est très important, on va avoir des grandes manifestations, des grands événements pour célébrer et ces grands rassemblement peuvent être choisis comme cible pour un attentat. » affirme l'ancien agent du SCRS.

Des ressources accrues

L'équipe antiterroriste du Laboratoire canadien de recherche sur les explosifs va voir le nombre de ses employés passer de cinq à neuf et son budget de 2,5 millions de dollars va augmenter de 30% dans la prochaine année.

Le directeur du Laboratoire canadien de recherche sur les explosifs, Samuel Maach, croit que le plus grand défi est de garder une longueur d'avance sur les terroristes.

« Cet effort de lutte contre le terrorisme, n'est pas un effort réactif, mais un effort proactif », dit-il. « Il faut anticiper la menace, hélas, ce n'est pas toujours évident de tout prévoir. On est toujours à l'affût des événements internationaux. »

Malgré tout, les experts assurent que le Canada est prêt à faire face à la menace terroriste et à assurer la sécurité des Canadiens lors de grands rassemblements, comme celui du 1er juillet prochain.

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