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Le lock-out à l’hippodrome Rideau-Carleton d'Ottawa critiqué par un conseiller d’Ottawa

Le conseiller du quartier Osgood, George Darouze, craint pour la sécurité des résidents de son secteur, en raison du lock-out des employés au casino de l'hippodrome Rideau-Carleton d'Ottawa.

Selon l'élu, le mouvement de protestation devant l'hippodrome, qui est situé en face de l'intersection des chemins Albion et High, perturbe la qualité de vie des résidents du quartier.

« J'ai été témoin de situations où les protestataires tapent sur des véhicules jusqu'à ce que les conducteurs baissent leur vitre et ils sont forcés de signer une pétition avant d'avoir le droit de passer », indique-t-il.

En plus d'entraîner des embouteillages, il souligne que des participants à la ligne de piquetage se garent des deux côtés du chemin High, ce qui rétrécit la chaussée et force les piétons à marcher dans la rue. Ils bloquent ainsi l'accès des résidents à leurs boîtes aux lettres.

George Darouze demande à la Société des loteries et des jeux de l'Ontario et au syndicat de résoudre leur conflit le plus rapidement possible.

Il souhaite aussi que le Service d'application des règlements municipaux s'assure que tout le monde se gare légalement dans le secteur et qu'une interdiction de stationner soit appliquée temporairement sur un côté du chemin High.

Des voisins mécontents

M. Darouze ajoute dans sa lettre qu'il a reçu plusieurs appels et plaintes de résidents et de commerçants du secteur.

L'un d'eux, le propriétaire du Club de golf Falcon Ridge, craint que les clients fuient les environs à cause du conflit de travail.

« Le chemin Albion est très passant. Les voitures sont arrêtées pour essayer d'entrer [à l'hippodrome]. Vous vous retrouvez presque au milieu de la chaussée, mais les voitures continuent d'arriver dans les deux sens, ce qui peut causer un accident », déplore-t-il.

Selon lui, ce n'est qu'une question de temps avant qu'un grave accident ne se produise.

Le syndicat demeure ferme

Le vice-président exécutif régional de l'Alliance de la fonction publique du Canada, Larry Rousseau, reconnaît que des incidents ont eu lieu, mais qu'ils sont survenus à cause de certains citoyens mécontents qui ont voulu traverser la ligne de piquetage.

Il comprend aussi qu'il puisse y avoir des inquiétudes, mais selon lui, les employés en lock-out n'ont pas d'autres choix.

« Le but ultime est un retour à la table des négociations. Notre droit d'ériger une ligne de piquetage est constitutionnellement reconnu », souligne-t-il.

La Société des loteries et des jeux de l'Ontario a indiqué dans une déclaration écrite qu'elle était en faveur d'une résolution rapide du conflit et qu'elle était prête à revenir à la table des négociations.

On demande cependant aux protestataires de prendre en compte le fait que leur ligne de piquetage entraîne des perturbations qui peuvent poser un risque à la sécurité de ceux qui veulent se rendre à l'hippodrome.

D'après des informations de CBC

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