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Le maire de Gatineau fait sa rentrée pour le dernier quart de son mandat

Fidèle à son habitude, le maire de Gatineau a fait le point mercredi matin sur les grands dossiers de la rentrée 2016-2017. Alors qu'il reste un quart de mandat avant les élections municipales du 7 novembre 2017, Maxime Pedneaud-Jobin s'est montré rassurant quant à la capacité du conseil de clore certains dossiers majeurs.

Le maire n'a pas évité les questions relatives à l'ambiance à la table du conseil. À l'entendre, les élus sont conscients qu'il leur reste encore beaucoup de pain sur la planche.

« J'espère que tout le monde va être constructif, mais je le répète, il reste 25 % du mandat. On ne peut pas gâcher ça en se "chicanant" constamment », a-t-il indiqué.

La collusion à Gatineau

Maxime Pedneaud-Jobin s'est félicité du fait que des firmes d'ingénieur avaient formulé des demandes pour prendre part au Programme de remboursement volontaire (PRV), afin de verser les sommes payées en trop par la Ville de Gatineau.

« On est content qu'il y ait des firmes qui ont levé le doigt en disant : "On est prêtes à rembourser". On incite très fortement les firmes à faire cela, parce que nous, on a envoyé des mises en demeure et on va être intraitable », a-t-il cependant prévenu.

Le maire a expliqué que si d'autres entreprises demandent à bénéficier du PRV, il ne souhaite pas pour autant connaître leur nom. Il souligne, d'ailleurs, que la Ville n'a pas le droit de dévoiler l'identité des firmes.

« Je veux savoir qu'il y a des choses qui se passent. Je veux savoir comment ça chemine. Je suis ça de près », a-t-il tenu à préciser.

Advenant que la Ville entame des démarches judiciaires contre ces compagnies, M. Pedneaud-Jobin indique que la nécessité de mener ces procédures à leur fin sera évaluée au cas par cas.

Le futur Guertin

Par ailleurs, le dossier du futur aréna Guertin n'a pas connu de pause estivale. Les discussions se sont poursuivies en coulisse tout au long de l'été, affirme le maire.

Maxime Pedneaud-Jobin ne veut pas en dire trop sur ce dossier avant de parler au conseil, qui aura droit à une présentation prochainement.

Les détails sur un éventuel échéancier seront connus à la fin septembre.

Les frais de croissance

Enfin, le maire a exprimé une certaine incompréhension quant à l'attitude de l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ) sur le dossier des frais de croissance.

« Je les invite encore à venir s'asseoir avec nous. Nous, on est prêts à travailler. Le problème de fond à l'APCHQ, c'est qu'ils n'en veulent pas de frais de croissance. Et de notre côté, il va y en avoir des frais de croissance. La loi nous le permet. La question, c'est comment on le fait », a-t-il martelé.

Maxime Pedneaud-Jobin soutient que la Ville ira de l'avant coûte que coûte dans ce dossier, même s'il faut travailler avec des organismes nationaux ou régionaux pour élaborer le dispositif.

Il a indiqué qu'une réglementation pourrait être déposée avant Noël.

Avec des informations de la journaliste Mireille Langlois

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