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Le maire de Gatineau pas du tout enchanté par la controverse autour des karaokés

S'il ne s'était pas fait entendre jusqu'à présent dans ce dossier, le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin a tenu à préciser quelques points, mardi, concernant la controverse autour des karaokés sans permis.

Pour rappel, les policiers de Gatineau ont mené neuf inspections de bars en l'espace de deux semaines, en avril dernier, après avoir reçu une plainte selon laquelle certains tenanciers ne respectaient pas les conditions de leur permis d'alcool.

Il faut savoir que ce document est délivré aux bars par la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) et n'inclut pas la tenue de spectacle et de karaoké. Il faut débourser un supplément de 426 $ par année pour offrir ces divertissements.

Le maire souligne que lorsqu'une plainte est déposée en la matière, les autorités ont une obligation d'agir.

« Ça relève de la Régie, qui applique une loi provinciale et qui mandate nos policiers d'intervenir. Quand je dis mandate, ils payent même les policiers. Ils sont payés par le ministère de la Sécurité publique pour qu'on applique ce programme-là », a fait valoir M. Pedneaud-Jobin.

Pas de guerre contre les karaokés

Maxime Pedneaud-Jobin a aussi précisé que cinq des neuf bars controlés n'avaient jamais fait de demande de permis, que trois sont en train d'effectuer des démarches en ce sens et que les autres attendent le feu vert de Québec.

En référence aux tenanciers de bar qui se sont défendus en disant qu'ils ne savaient qu'ils devaient demander une autorisation spéciale, le maire a rétorqué que « nul ne doit ignorer la loi ». Selon lui, il était de la responsabilité de ces derniers de se renseigner auprès de la Régie.

Maxime Pedneaud-Jobin est revenu sur le rôle de la Ville, qui doit s'assurer que le zonage où se trouvent ces établissements leur permet de présenter des spectacles ou des karaokés.

Il a aussi tenu à défendre son administration municipale, qui selon lui, n'a pas fermé les yeux sur les pratiques qui avaient lieu ces dernières années.

« On n'a pas toléré des choses », a martelé le maire. « Il n'y a pas eu de plaintes. On n'a pas couru après. »

Par ailleurs, le maire estime que cette controverse a terni la réputation de la Ville et fait perdre du temps aux services municipaux.

Avec des informations de Nathalie Tremblay

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