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Le manque d'arénas complique la vie des parents du secteur d'Aylmer

Des parents d'Aylmer déplorent le manque de glaces disponibles et profitent de la campagne électorale pour interpeller les élus et les candidats dans le secteur à ce sujet.

Dimanche matin, 9 h. Une trentaine de parents sont rassemblés dans les estrades de l'aréna Frank-Robinson dans le secteur d'Aylmer. Leurs enfants ont moins de 8 ans, ils sont donc parmi les chanceux qui peuvent pratiquer le hockey dans leur secteur la fin de semaine.

« Toutes les autres catégories, de 8 ans à 17-18 ans, doivent se trouver de la glace à l'extérieur du secteur d'Aylmer », explique l'entraîneur-maître de l'Association de hockey mineur d'Aylmer, Guillaume Couillard, en entrevue avec l'animateur du Téléjournal Ottawa-Gatineau Mathieu Nadon.

« C’est un défi. Si on avait la chance de faire moins de voyagement en ayant des glaces à proximité de nos lieux de résidence, ce serait vraiment facilitant pour tout le monde », explique Josée Savard, qui a trois enfants qui jouent au hockey.

La situation est aussi problématique les soirs de semaine, alors que les parents doivent quitter le travail plus tôt pour aller chercher leurs enfants à Aylmer, puis se rendre à un aréna situé à plus de 20 minutes de chez eux, pour un entraînement à 17 h ou 18 h.

Ces défis logistiques augmentent les taux d’absentéisme lors des entraînements, selon Guillaume Couillard, qui croit que cette réalité du secteur d’Aylmer décourage certaines familles à inscrire leurs enfants au hockey.

Solutions alternatives

Pour l'entraîneur de hockey, la solution au manque de glaces est simple, il faut laisser la place au secteur privé.

Il fait l’analogie avec un studio de danse qui voudrait s’implanter dans un secteur. « Je ne pense pas qu’on va dire que c’est au public de le construire, on va laisser le privé le faire. C’est la même chose pour les arénas » soutient l’entraîneur de hockey.

Julie Savard, dont la fille étudie en sport-études hockey féminin, suggère de profiter de la construction de nouvelles écoles secondaires dans son secteur pour développer un programme sport-études dans l'ouest de la Ville. En ce moment elle doit se déplacer chaque jour au complexe Branchaud-Brière, à près de 30 km de chez elle.

« La patinoire peut servir le jour pour l’école et le soir pour les équipes de hockey du secteur. Ce serait vraiment une solution gagnante pour tout le monde », propose-t-elle.

Des candidats du secteur réagissent

Les candidats Audrey Bureau et Mike Duggan qui se présentent respectivement dans les districts d'Aylmer et de Deschênes, ont senti l’importance de cet enjeu pour les citoyens lors de leur porte-à-porte au cours de la campagne.

« Il faut prévoir pour l’avenir, dans nos infrastructures, souligne Audrey Bureau. On l’a senti dans le porte-à-porte qu’il y avait une frustration par rapport au fait qu’on n’avait pas suivi le besoin. »

Le plan de déploiement des arénas, proposé par la Commission des loisirs, des sports et de la vie communautaire et adopté par le conseil municipal en juin dernier, prévoit trois nouvelles glaces dans l'Ouest de la ville. Un total de neuf arénas jugés vétustes seront éventuellement déconstruits, dont les arénas Sabourin, Cholette et Robert-Guertin.

« Ça change 1 $ pour quatre 25 cents, l’offre reste la même », déplore Guillaume Couillard.

Tant Audrey Bureau et Mike Duggan demandent un complexe à quatre glaces, plutôt que trois, dans le secteur d’Aylmer.

Le candidat François Sylvestre qui se présente dans le district d’Aylmer sous la bannière d’Action Gatineau reconnaît, par voie de communiqué, « qu’avec la croissance effrénée qu'a connue Aylmer au courant des dernières années, le besoin en temps de glace est criant pour les associations de hockey mineur, de patinage artistique et de hockey adulte » et que le plan de déploiement des arénas devra être revu « à la lumière de la croissance démographique anticipée ».

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