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Le manque de gardiens de prison entraîne des perturbations au palais de justice de Gatineau

Selon le Syndicat des agents de la paix en milieu correctionnel du Québec, il faudrait ajouter sept gardiens de plus au Centre de détention de Hull. Cette pénurie a des répercussions au palais de justice de Gatineau.

Selon les gardiens, les retards dans les comparutions de prisonniers au palais de justice de Gatineau sont dus à un manque d'effectif.

Il ne s'agit pas d'une stratégie pour faire pression sur leur employeur, d'autant que les retards peuvent aussi être causés par la mauvaise volonté des détenus, qui refusent parfois de s'habiller ou de se lever de leur lit.

Ces désagréments interviennent alors que les gardiens sont déjà réquisitionnés pour effectuer des heures supplémentaires obligatoires.

« L'employeur, quand il manque d'effectif, il coupe dans les vacances. Si nos gens sont coupés dans les vacances, au niveau du climat de travail, ça ne fonctionne pas non plus. Ça fait des gens qui sont irritables », précise le vice-président national du Syndicat des agents de la paix en milieu correctionnel du Québec, Michel Désourdie.

La surpopulation dans les centres de détention est aussi un sujet de préoccupation. Par exemple, la prison de Hull compte 193 lits, mais très souvent, jusqu'à 240 détenus s'y entassent selon le syndicat.

Les agents de la paix en milieu correctionnel réclament plusieurs améliorations à leurs conditions de travail, mais surtout une meilleure protection de leur santé et de leur sécurité. À l'instar de leurs collègues de l'ensemble Québec, ils sont sans convention collective depuis le 31 mars 2015, soit plus d'un an.

Le syndicat national refuse de s'asseoir à la table des négociations depuis les trois dernières séances. Il estime qu'il est inutile de négocier tant que la partie patronale n'est pas prête à faire de réels progrès.

Avec des informations de Pascale-Marie Dufour

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