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Le Marathon canadien de ski souffle ses 50 bougies sous la pluie

Lancé en 1967, le Marathon canadien de ski célèbre un demi-siècle d'existence cette année. L'événement a débuté vendredi, avec des épreuves de ski de fond réservées aux catégories scolaires, et se poursuit jusqu'à dimanche dans des conditions climatiques particulièrement douces.

Le coup d'envoi de l'épreuve, qui se déroule entre Gatineau et Lachute, a été donné ce samedi matin, au Club de golf de Buckingham.

Le Marathon canadien offre des parcours pour tous les niveaux aux 2037 personnes qui y prennent part.

Les plus aguerris, rassemblés au sein de la catégorie Coureurs des bois, doivent arpenter à ski une distance de 160 km en l'espace de deux jours. Ils traversent différents environnements, dont des forêts rocailleuses, des champs ouverts et des terrains vallonnés.

La météo, un élément de l'épreuve

En plus de la topographie, les fondeurs doivent aussi composer avec le redoux : la pluie s'est invitée dès le coup d'envoi et le mercure a oscillé autour des 5 degrés Celsius en début d'après-midi.

Selon le directeur du Marathon canadien de ski, Frédéric Ménard, cela fait partie des charmes de l'épreuve.

« Le marathon n'a jamais été annulé à cause de la météo », rappelle-t-il. « Quand il y a eu le grand verglas, on a eu lieu quand même. Il y a des années où il faisait extrêmement froid, d'autres années où il y avait de la pluie. Le marathon a toujours eu lieu et c'est une grande fierté. »

M. Ménard ne considère pas le Marathon canadien de ski comme une course de vitesse, mais plutôt comme une épreuve d'endurance.

Il croit que l'essentiel est de rallier la ligne d'arrivée, et pour y parvenir, le choix de la cire devient un élément crucial. Les fondeurs peuvent compter sur des spécialistes en fartage afin de prendre la bonne décision.

Une dimension sociale

Frédéric Ménard estime que le succès du Marathon canadien de ski provient de sa dimension sociale.

Il n'est pas rare selon lui de voir des groupes composés de skieurs de plusieurs générations y participer. Les fondeurs de niveaux différents se côtoient aussi sur les pistes tout au long de la fin de semaine.

« Je considère que le marathon est un événement sportif, mais à caractère humain », se plaît-il à répéter.

Quant à la longévité de l'épreuve, Frédéric Ménard l'attribue à la passion démontrée par les participants d'année en année. Les organisateurs le leur rendent bien : par exemple, ceux qui ont bouclé à cinq reprises le parcours dans la catégorie Coureurs de bois ont droit à leurs propres numéros de dossard.

« Quand on réussit, on a un sens de triomphe. On est vraiment content, on est fier de soi », souligne ainsi John Hardie. Ce dernier a participé à 38 reprises au marathon, dont 7 fois comme Coureur des bois.

Avec des informations de Patrick Pilon

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