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Le ministère du Travail émet trois directives après l'incident dans le tunnel du train léger à Ottawa

Après la chute d'un morceau de béton de la paroi du tunnel du train léger à Ottawa, qui a blessé au passage trois travailleurs, jeudi après-midi, le ministère du Travail de l'Ontario a émis trois directives, vendredi matin, destinées aux entreprises qui interviennent sur le chantier.

Les responsables du consortium Rideau Transit Group (RTG) et un entrepreneur du chantier doivent notamment laisser intacte la zone où les faits se sont déroulés, le temps que le Ministère achève son enquête.

Ils doivent en plus fournir aux enquêteurs toute la documentation nécessaire pour faire la lumière sur les circonstances de l'incident.

Quant à la Ville d'Ottawa, elle fait valoir qu'il ne s'agit pas d'un affaissement, mais bien d'un accident de travail, même si c'est le premier scénario qui a d'abord été évoqué.

Loin de vouloir minimiser l'incident, le conseiller Mathieu Fleury explique que la Ville n'a eu le portrait réel de la situation que bien plus tard.

« C'est sûr que lors d'un appel au 911, il y a une évolution de l'information, plaide-t-il. Ce n'est pas qu'on essaie de cacher l'information. Au contraire, on essaie de la distribuer et de la clarifier. »

Des blessés légers

Les trois employés coincés sous terre ont finalement dû obtenir des soins d'urgence.

Contrairement à ce qu'avançait la Ville jusqu'ici, deux d'entre eux ont été traités pour un choc nerveux. La troisième victime a été soignée pour une blessure au bras et une possible commotion cérébrale.

« Les trois ont été libérés de l'hôpital en fin de soirée. C'est rassurant à ce niveau-là, estime Mathieu Fleury. C'est important pour les services d'urgence qui ont réagi rapidement, de façon efficace, puis qui ont minimisé les blessures. »

Il tient à rappeler que ce n'est pas la Ville, mais le consortium RTG qui gère les chantiers de construction et veille au respect des normes en matière de sécurité au travail.

M. Fleury souligne que la Municipalité s'assure simplement que les directives provinciales sont suivies.

« Si de notre côté on observe des pratiques qui sont douteuses, on informe le Ministère. Alors, ce n'est pas arrivé sur ce site-là, mais c'est arrivé sur d'autres sites de construction », précise-t-il.

La Municipalité mentionne par ailleurs qu'elle collabore avec le ministère du Travail de l'Ontario et qu'elle espère que le RTG pourra rouvrir le chantier dès que possible.

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