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Le monde du théâtre franco-ontarien en deuil : Paulette Gagnon n'est plus

La directrice du développement de la Place des Arts du Grand Sudbury est décédée subitement mercredi. La triste nouvelle survient à la veille même de l'annonce par le gouvernement fédéral d'un important financement pour ce projet qui lui tenait à cœur depuis des années. Paulette Gagnon s'est éteinte à 62 ans.

Paulette Gagnon a d’abord fait ses classes en théâtre dans les années 70 et 80 à Direction Jeunesse, à Théâtre Action et au Théâtre du Nouvel-Ontario (TNO) de 1982 à 1996.

Au TNO, elle a occupé plusieurs postes, dont celui de directrice administrative, en 1990.

Elle poursuit ensuite sa carrière en administration et en développement des arts. Elle est bientôt nommée responsable du secteur franco-ontarien au Conseil des arts de l’Ontario.

15 ans de carrière à Ottawa

De 1997 à 2001, Paulette Gagnon est la directrice générale de La Nouvelle Scène, à Ottawa, un centre qui regroupe quatre compagnies théâtrales.

En 2003, le Théâtre français du Centre national des Arts (CNA) lui confie un mandat de chargée de projet.

Cette année-là, elle devient aussi présidente de la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF).

De 2005 à 2010, elle occupe le poste de directrice générale de l’Association des théâtres francophones du Canada (ATFC).

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Native de Hearst, Paulette Gagnon revient s'installer dans le Grand Sudbury.

Elle s’associe au Regroupement des organismes culturels de Sudbury (ROCS), qui, en 2010, entreprend l’important projet de la Place des Arts, un lieu francophone de création qui aura pignon sur rue au centre-ville du Grand Sudbury.

2017 a marqué pour Paulette Gagnon les 20 ans d’un documentaire commandé par l’Office national du film (ONF), Maman et Ève.

La communauté théâtrale lui rend hommage

La directrice artistique du Théâtre français du Centre national des Arts (CNA), à Ottawa, Brigitte Haentjens, a côtoyé Paulette Gagnon du temps qu’elle travaillait au Théâtre du Nouvel-Ontario.

Elle se souvient d’une femme dont la volonté et la détermination étaient hors du commun.

« Elle a été fauchée comme elle a vécu, c’est-à-dire brutalement. C’est sûr qu’il n’y avait pas un obstacle qui pouvait l’arrêter », dit Mme Haentjens.

Le directeur artistique du Théâtre français de Toronto, Joël Beddows décrit Paulette Gagnon comme un « bulldozer » qui permettait de mettre en chantier tant de projets et d’infrastructures et qui, une fois qu'elle avait terminé, tirait sa révérence pour entreprendre un nouveau défi.

« Je me permets pour me consoler ce matin une réflexion, dit M. Beddows. Si elle est partie maintenant, c’est parce que la Place des Arts à Sudbury aura lieu et c’était le temps de passer le flambeau à d’autres. Voilà pourquoi je lui dis bonne route aujourd’hui. »

Paulette Gagnon laisse dans le deuil trois enfants, Marianne Gagnon, Julien Gagnon et Félix Tanguay.

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