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Le Musée des beaux-arts du Canada confirme vouloir acquérir la toile de Jacques-Louis David

Les dirigeants du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) confirment la rumeur qui persiste depuis plus d'une semaine : ils souhaitent acquérir le tableau Saint-Jérôme entendant la trompette du jugement dernier de Jacques-Louis David.

Un texte de Kevin Sweet

C’est donc pour acheter ce tableau peint en 1779 que les dirigeants du MBAC ont décidé de vendre la toile La tour Eiffel de Marc Chagall lors d’une vente aux enchères le 15 mai prochain à New York. La toile pourrait se vendre entre 6 et 9 millions de dollars américains.

Au nom d’un trésor « national »

Le directeur général du MBAC, Marc Mayer a justifié la vente du Chagall, un geste décrié par le public et critiqué par des experts du milieu, comme un dernier recours.

« C’est pour sauver un tableau, ce que nous estimons être un trésor national qui ne doit pas quitter le Canada, et on avait besoin d’agir assez rapidement » a-t-il déclaré.

Or, il a été révélé la semaine dernière que deux autres musées du pays, le Musée de la civilisation à Québec et le Musée des beaux-arts de Montréal, étaient aussi intéressés par la toile de David. Stéphan La Roche, le directeur général du Musée de la civilisation à Québec a même dénoncé publiquement l’approche du MBAC en la qualifiant d’« iconoclaste » et a reproché au dirigeant de l’institution nationale de ne pas avoir consulté ses homologues québécois.

Selon le communiqué du MBAC, l’Assemblée de la Fabrique Notre-Dame de Québec, le propriétaire de la toile, a offert le Saint-Jérôme à trois grands musées canadiens, dont le Musée des beaux-arts du Canada. Le MBAC a tenté par tous les moyens de « trouver des ressources pour en financer l’achat », mais à l’automne 2017 « le Musée n’avait toujours pas réussi à obtenir le soutien de son réseau de donateurs privés », peut-on lire dans le communiqué.

Entre temps, « deux musées étrangers nous apprenaient que l’oeuvre leur avait été offerte. L’un deux nous avait d’ailleurs informés qu’il était très intéressé par cette offre de vente et disposait des ressources nécessaires pour procéder à l’achat », selon le communiqué du MBAC.

Ce serait donc en décembre 2017 que le conseil d’administration du MBAC aurait voté pour la vente de La tour Eiffel de Marc Chagall, une oeuvre acquise en 1956.

Le directeur général du MBAC avait aussi précisé à Radio-Canada que La tour Eiffel avait été offerte à 150 musées au Canada, mais que personne ne s’était montré intéressé de l’acquérir.

Un point de non-retour

Selon le MBAC, le tableau « nécessite d’importants travaux de restauration ». L'organisme soutient avoir l'équipe et les ressources nécessaires en place pour « rendre à ce trésor national sa gloire passée ».

Cependant, le Musée de la civilisation de Québec et le Musée des beaux-arts de Montréal tentent toujours de trouver les moyens financiers d’acquérir la toile de Jacques-Louis David pour qu’elle demeure au Québec, car ils la jugent d'importance patrimoniale pour la province. L’avenir de la toile de David demeure donc incertain.

Mais, le sort du tableau de Chagall lui, ne changera pas.

Selon le communiqué du MBAC la vente de l’oeuvre de Chagall ira de l’avant tel que prévu et les profits serviront à « enrichir la collection nationale et plus particulièrement, pour que le canada puisse se donner les moyens de conserver son patrimoine en empêchant l’exportation d'oeuvres majeures hors du pays, défi auquel il sera sûrement à nouveau confronté », conclut le communiqué.

Plus de détails à venir

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